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L’entreprise de Sept-Îles Métal7 appelle les grands donneurs d’ordres de la Côte-Nord à faire le choix du savoir-faire régional. Face à l’imprévisibilité provoquée par la guerre tarifaire avec les États-Unis, Métal7 a elle-même choisi de renforcer ses propres chaînes d'approvisionnement locales.
Métal7 réalise 92 % de son chiffre d’affaires à l’extérieur du Canada. Selon le président-directeur général du Groupe Métal7, Éric Martin, ce succès à l’international repose avant tout sur un écosystème d’expertise locale.
Notre expansion s’est faite en travaillant avec des joueurs très près de chez nous, comme ArcelorMittal, IOC ou Minerai de fer Québec, qui nous ont permis de développer notre expertise.

Éric Martin rappelle que le succès international de Métal7 repose sur l'expertise développée sur la Côte-Nord. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Renaud Chicoine-McKenzie
Selon lui, choisir le local ne constitue en rien un compromis sur la performance. Au contraire, investir ici permet de conserver le savoir-faire régional, de développer de nouvelles expertises.
L’entreprise met notamment de l'avant ses partenariats avec des fournisseurs locaux, tels que Normec, Groupe LD ou encore Distribution JRV, qui collabore avec Métal7 depuis plus de 25 ans. Le président de Distribution JRV, Daniel Larouche, partage d’ailleurs pleinement cette vision de l’approvisionnement local et québécois.
Ce dernier constate d’ailleurs que le climat actuel pèse lourdement sur l’économie régionale. Plus que l’impact direct sur un produit spécifique, c’est l’incertitude économique qui pousse plusieurs entreprises à mettre leurs projets sur pause, explique Daniel Larouche. Selon lui, encourager l’achat québécois et régional est une stratégie clé pour assurer la stabilité des entreprises locales.
Des valeurs partagées par le milieu
Cet appel à la solidarité résonne favorablement dans le milieu d’affaires régional. L’achat local fait partie de notre ADN depuis nos tout débuts, indique d’ailleurs le président-directeur général de la Société ferroviaire et portuaire de Pointe-Noire (SFPPN), Gabriel Striganuk.

Gabriel Striganuk indique que 40 % des dépenses de la SFPPN sont réalisées sur la Côte-Nord. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alban Normandin
Il souligne que 40 % des dépenses de l’organisation sont réalisées sur la Côte-Nord, et plus de 80 % au Québec. Pour Gabriel Striganuk, l’objectif consiste à maximiser les retombées économiques régionales et provinciales en contribuant au développement de PME innovantes et compétitives.
Cette réalité est encore plus criante dans le contexte actuel. Face aux pressions de la guerre tarifaire, la réponse la plus efficace pour les entreprises est de se serrer les coudes et de se regrouper, estime le conseiller en gestion de patrimoine pour la Financière Banque Nationale, Bastien Poirier.
Le conseiller rappelle toutefois que l’attribution des contrats demeure régie par les exigences de compétitivité de chacun. Il suggère ainsi d’établir une chaîne de priorisation avec les grands acteurs industriels régionaux afin de favoriser systématiquement les fournisseurs d’ici lorsque ceux-ci répondent aux besoins.


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