Yan Walther, directeur du Pommier, théâtre et centre culturel neuchâtelois, a un lien très fort avec la Russie. Dès son premier séjour, un mois passé à Moscou en 2002, l’étudiant en russe a eu un coup de foudre pour «cette population sans fard, intense, qui parle très vite des choses essentielles et cultive un grand amour de la littérature et de la philosophie». En 2003, puis à nouveau en 2007, il a vécu un an à Saint-Pétersbourg, impliqué dans des projets artistiques d’envergure. Il a aussi été guide sur le transsibérien, traducteur-interprète, et son ex-femme est russe.
C’est dire si, avec Joël Maillard pour l’adaptation, le metteur en scène avait des raisons de porter sur les planches le fleuron dissident qu’est Moscou-Petouchki, livre de l’auteur Venedikt Erofeïev, et dont il a rebaptisé la version théâtrale Je n’ai jamais vu le Kremlin. Un spectacle à découvrir au Théâtre du Passage du 19 au 23 octobre, et qu’il veut comme une réaction à la guerre en Ukraine. «II était devenu urgent pour moi d’aborder la question russe à l’aune de son histoire et de sa culture», observe Yan Walther.


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