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Par Le Figaro avec AFP
Le 4 avril 2026 à 17h57
Le gouvernement a annoncé des prêts de trésorerie pouvant aller jusqu’à 50.000 euros pour les entreprises les plus touchées par la hausse des prix des carburants.
Passer la publicité Passer la publicitéLa CPME s'est «réjouie», ce samedi 4 avril, du «prêt flash carburant» annoncé la veille par Bercy pour certaines petites entreprises, mais d'autres organisations (indépendants, taxis...) jugent la mesure inefficace et porteuse d'un risque d'endettement de ses bénéficiaires. Vendredi soir, le ministère de l'Économie a promis le lancement prochain d'un «prêt flash carburant» avec Bpifrance, destiné à soutenir la trésorerie des petites entreprises les plus exposées à la flambée des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient.
Des sommes de 5000 à 50.000 euros pourront ainsi, sous certaines conditions, être prêtées au taux de 3,8%, sans garanties, aux TPE (très petites entreprises) et PME (petites et moyennes entreprises) des secteurs éligibles : transports, agriculture, pêche, dont les dépenses de carburant représentent «au minimum 5% du chiffre d'affaires», selon Bercy.
«Une dette supplémentaire»
«On se réjouit de cette annonce», a déclaré samedi la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), précisant avoir «poussé» ce sujet auprès du gouvernement. «On continue par ailleurs à soutenir la perspective de prêts bonifiés (avec des taux encore plus bas que ceux du +prêt flash+, NDLR) si la crise devait perdurer», précise la CPME.
Interrogé samedi sur RMC, le secrétaire général du Syndicat des Indépendants et des TPE, Marc Sanchez, a de son côté fustigé une mesure qui risque «d'entraîner une dette supplémentaire pour les très petites entreprises». Ces dernières «n'ont ni la marge, ni la visibilité aujourd'hui pour absorber un choc énergétique par une mesure qui visera à les endetter» sans savoir ce «que deviendra le prix du baril, de l'électricité» ou du gaz, a-t-il estimé. Cela «ne répondra pas à court ou moyen terme» à nos «problématiques», a ajouté Marc Sanchez, suggérant plutôt de «baisser rapidement» les taxes sur les carburants.
Même constat pour Rachid Boudjema, le président de l'Union nationale des taxis : «le prêt n'est pas une solution» mais un «nœud coulant» puisque «par nature il va falloir le rembourser», a-t-il réagi sur Franceinfo. «C'est reculer pour mieux sauter, c'est étrangler, demain, les entreprises d'aujourd'hui», a résumé M. BouderaRachid , qui milite plutôt pour une baisse de la TVA couplée à une revalorisation des tarifs des taxis.


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