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L’ancien premier ministre plaide pour «mettre ensemble les bonnes idées de la droite républicaine et du centre» avec sa nouvelle plateforme «Bâtir ensemble». Mais sa stratégie se heurte à celle de Bruno Retailleau, qui refuse pour l’heure une candidature unique.
Passer la publicité Passer la publicitéLe grand dilemme. Les adhérents du parti Les Républicains (LR) sont appelés les 18 et 19 avril prochains à trancher sur le mode de désignation de leur poulain. Trois hypothèses sont sur la table : une primaire ouverte, fermée et réservée aux Républicains ou bien la candidature naturelle de leur président de parti, Bruno Retailleau. Ce dernier préfère tracer son chemin seul, sans alliance avec le centre, mais pour l’ancien premier ministre, Michel Barnier, «ils seront obligés de travailler ensemble».
Défenseur d’une candidature unique de la droite et du centre - comme le président du Sénat, Gérard Larcher ou le député LR Philippe Juvin - l’élu de Paris vient de lancer une plateforme commune nommée «Bâtir ensemble». Elle se donne pour objectif de «mettre ensemble les bonnes idées de la droite républicaine et du centre». Un site aussi ouvert aux citoyens, «qui peuvent apporter leurs contributions». «Je prépare un programme qui sera mis à disposition du candidat que nous choisirons ensemble», affirme l’élu au sujet de la plateforme. L’ancien locataire de Matignon, qui avait constitué un gouvernement avec des ministres LR et Renaissance, dit «toujours croire au socle commun», quand Bruno Retailleau qualifie cette stratégie de «synthèse molle». Il vante les victoires municipales à Annecy, Bordeaux ou encore Clermont-Ferrand, où des accords entre droite et centre ont été passés.
«Primaire biaisée»
Pour le responsable politique, le temps de la désignation d’un candidat n’est pas encore venu. «Le temps où nous sommes et pour quelques mois encore, c’est le temps des projets, des idées, d’un programme commun», a-t-il lâché. Et de soutenir qu’il faut préparer «la prochaine génération, plutôt que la prochaine élection». Le député se montre critique à l’égard d’une possible primaire. «Je vais participer, même si je la trouve un peu biaisée», cingle-t-il, tandis que le président des LR est parfois accusé de tirer les draps de son côté. «Cela aurait été mieux, comme les statuts le prévoient, d’ouvrir le jeu, sans prédisposer un candidat», a-t-il raillé.
Une partition un peu différente se joue chez François-Xavier Bellamy. Invité de Franceinfo, l’eurodéputé et vice-président des LR affirme qu’«il faut rassembler largement, mais ça ne veut pas dire se diluer ou se compromettre avec ceux qui ont mis le pays dans la crise». Et de renchérir : «En 2027, les Français vont chercher une alternance au macronisme et certainement pas une continuité». Un message clair envoyé à ceux qui, dans sa famille, défendent une candidature unique.


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