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Présidentielle : Darmanin, Lisnard, Attal, Philippe, Bayrou, Retailleau… Qui dit quoi sur la primaire ?

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S’ils prônent tous la nécessité de se rassembler en vue de l’élection présidentielle, les candidats de droite et du bloc central peinent à s’accorder sur la façon d’y parvenir.

La primaire de la droite et du centre a beau être au point mort, elle n’en finit pas pour autant de diviser. Invité de TF1 ce mardi 3 novembre, Jean-François Copé a appelé sa famille politique au sursaut. «Il faut qu’on arrête de pleurnicher et que la droite de gouvernement se rassemble, qu’elle arrête de chercher sans arrêt le général de Gaulle que nous n’avons pas en stock et qu’on fasse avec les candidats qu’on a», a déclaré le maire de Meaux.

Mais comment se rassembler ? À moins de six mois du scrutin, aucune ligne ne semble l’emporter. Si certains, comme Gabriel Attal, continuent de plaider pour l’organisation d’une primaire, d’autres comme Édouard Philippe critiquent cet outil qui pousse à la division. À cela s’ajoutent ceux qui y étaient favorables mais qui estiment que le temps de la primaire est désormais passé.

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Partisans d’une primaire, ils en sont revenus

Gérald Darmanin et Jean-François Copé ont poussé en faveur de ce mode de scrutin, mais ce temps est désormais révolu. Le 12 février 2026, le ministre de la Justice appelait à l’organisation d’une primaire. «Sinon je ne vois pas très bien comment on sélectionne notre candidat», expliquait-il dans Les 4 Vérités  fixant le moment opportun «avant Noël». Le garde des Sceaux mettait déjà en garde : «Si on n’a pas un seul candidat, on va perdre la présidentielle et en plus nous ne serons pas au second tour de la présidentielle.»

Neuf mois plus tard, l’échéance fixée par Gérald Darmanin se rapproche rendant impossible l’organisation d’une primaire. Sur BFMTV le 3 novembre, le ministre, soutien d’Édouard Philippe, a estimé : «À 200 jours de l’élection présidentielle, on n’a plus le temps».

Jean-François Copé est aussi passé du côté des non-partisans de la primaire, alors même qu’il en défendait l’idée et qu’il a participé à celle de 2016. «À partir du moment où ils ne sont pas d’accord entre eux parce que Gabriel Attal veut qu’on mette (Raphaël) Glucksmann, c’est-à-dire le candidat de la gauche, (David) Lisnard veut qu’on rajoute (Sarah) Knafo, c’est-à-dire l’extrême droite, tout ça n’a plus aucun sens», a-t-il estimé.

Attal, Bayrou, Wauquiez, Lisnard favorables à une primaire mais pas avec le même spectre

Il existe autant de versions possibles de la primaire que de candidats qui la proposent. Aux prémices de la campagne, Laurent Wauquiez proposait une primaire allant de Gérald Darmanin à Sarah Knafo. Tout comme le maire LR de Cannes et candidat David Lisnard qui souhaite y intégrer l’eurodéputée Reconquête.

Dès septembre, le président de la région Normandie Hervé Morin adressait une lettre aux candidats les appelant à recourir à un mode de départage. Gabriel Attal souhaite, lui, une «primaire des démocrates» incluant le candidat du PS Raphaël Glucksmann. François Bayrou aussi conseillait au socle commun de recourir à une primaire. Lors de la rentrée du MoDem, le patron du parti avait même été jusqu’à proposer un calendrier. «Je propose qu’on le fasse avant la fin octobre (…) Après, on a deux mois pour qu’il y ait confrontation entre les uns et les autres, que les chaînes de télévision organisent des débats, qu’on organise des meetings. (…) Ça nous amène à la fin décembre, et puis on fait le premier tour en janvier, peut-être vers le 15 janvier, quelque chose comme ça», détaillait l’ancien maire de Pau.

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Un autre soutien - pour le moins inattendu - à la primaire s’est aussi fait connaître : Emmanuel Macron. Selon les informations de RTL, le président de la République serait favorable à l’organisation d’une primaire. «Il faut que tout ce petit monde s’unisse et quand il n’y a pas de leadership avéré, il n’y a pas mille solutions en privé», a indiqué en privé le chef de l’État.

Un non ferme pour Édouard Philippe

Ces nombreux appels du pied n’ont pas fait bouger d’un centimètre le clan Philippe. «Je ne crois pas que cette primaire aura lieu. Je pense que cette primaire, c’est une primaire de la division et une primaire de la confusion», a déclaré le maire du Havre, le mieux placé dans les sondages à droite et au centre, mais en perte de vitesse ces dernières semaines. Selon lui, les candidats de cet espace politique devront prendre leurs «responsabilités » pour se départager en février.

«Une primaire implique qu’on passe beaucoup de temps à se retourner les uns contre les autres », dénonce un membre de l’équipe du candidat Horizons qui pointe l’impossibilité pour ses adversaires de s’entendre sur le périmètre. «Ils veulent participer à une primaire que s’ils la gagnent. Évoquer la primaire, c’est parler d’un truc impossible», balaie-t-on.

Le « en même temps » de Bruno Retailleau

Bruno Retailleau, lui, suit sa propre ligne. Le candidat Les Républicains n’est pas un fervent défenseur de la primaire, mais il ne la rejette pas non plus. « Si Édouard Philippe y participe, nous estimons qu’une primaire peut avoir lieu », indique un proche du candidat LR. Autrement dit par le candidat lui-même : «si Édouard Philippe n’est pas dans la primaire, ça sert à quoi ?», interrogeait-il. Une façon pour le président LR de lier le destin de la primaire à la volonté de son adversaire Horizons.

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