Tournée des plages, repos assumé, cartes postales médiatiques : les candidats à la présidentielle, officiels ou officieux, n’ont pas tous le même été. Mais ils ont le même objectif : réussir leur rentrée.

Nathalie Mauret - Aujourd'hui à 08:30 - Temps de lecture :

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Dans un transat, à l’ombre d’un parasol, ou sur les routes et les plages, tracts à la main ? À dix mois de l’élection présidentielle, celles et ceux qui ambitionnent de succéder à Emmanuel Macron en mai prochain ne vivront pas tous le même été.

Depuis sa déclaration de candidature, Gabriel Attal (Renaissance) a théorisé une campagne permanente, « pied au plancher », répète-t-il. Ses déplacements estivaux ont été pensés pour coïncider aux grands événements populaires (on l’a vu sur le Tour de France ou lors de la Foire au jambon à Bayonne) et aux priorités de sa campagne. Il sera par exemple cette semaine en Bretagne sur le thème du travail, l’un des quatre chantiers qu’il a annoncés. Les jeunes de son mouvement seront aussi très présents sur les plages, reconnaissables avec leur van siglé avec le nom de leur candidat.

Ceux qui lèvent le pied

Édouard Philippe, le principal adversaire de Gabriel Attal au sein du bloc central, sera plus discret. Le patron du parti Horizons est ce week-end en Loire-Atlantique, notamment à La Baule, pour parler d’emplois saisonniers et d’érosion côtière. Le maire du Havre s’accordera ensuite quelques jours de vacances en Italie, comme il en a l’habitude. La campagne sera aussi exigeante que longue et il entend l’aborder avec toute l’énergie nécessaire à partir de fin août.

C’est aussi le choix de Marine Le Pen (Rassemblement national). Après un premier déplacement perturbé par le bruit des casseroles de ses opposants à La Flèche (Sarthe), elle a prévu un été tranquille en Bretagne. Créditée de plus de 35 % dans les intentions de vote, elle a le luxe de pouvoir être en retrait quelques semaines.

Les challengers n’ont pas cette possibilité. Depuis qu’il a un peu plus avancé vers une candidature avec une lettre adressée aux Français, Bernard Cazeneuve (La Convention) accélère. Déplacement à Marseille cette fin de semaine, débat avec des personnalités sur les thèmes qu’il considère comme essentiels pour les Français, présence dans les médias : l’ex-Premier ministre espère profiter de l’été pour installer son nom comme un incontournable. Son ancien président, François Hollande, a une longueur d’avance. Redevenu populaire, il se prépare activement et devrait envoyer quelques cartes postales médiatiques avant la rentrée, où il accélérera avec la publication de son livre.

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Ceux qui n’arrêtent pas

Mais à gauche, la candidature la plus dynamique est celle de Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise). Durant tout l'été, les « caravanes populaires » parcourront le territoire pour faire la promotion des listes électorales. Marine Tondelier (Les Écologistes) est la candidate la plus active. Elle a entamé un tour de France en van électrique et ne s’arrêtera quasiment pas avant les « Journées d’été » de son parti, à partir du 20 août, à Grenoble. Cette date marquera d’ailleurs le véritable coup d’envoi de la campagne présidentielle, avec les déclarations attendues de plusieurs candidats qui ne se sont pas encore officiellement lancés, à commencer par Raphaël Glucksmann (Place publique).

D’autres attendront encore, comme Dominique de Villepin (La France humaniste), qui a prévu un été entre écriture et baignade dans le Pays basque. Il devrait se déclarer bien après la fin de l’été, à la fin de l’année. Quand l’opinion aura davantage la tête à la présidentielle qu’aux vacances.

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