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Le président de groupe des députés Droite Républicaine (DR) met toujours en avant son idée de primaire. Il n’écarte pas la possibilité d’y inclure le parti Renaissance, «si les idées sont à droite».
Passer la publicité Passer la publicitéChacun prêche pour sa paroisse, tout en appartenant à la même Église. Le candidat Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, adoubé par les adhérents, continue de tracer sa route. Il tiendra son premier grand meeting le 20 juin prochain au Parc Floral de Paris. Événement auquel ne participera pas le président des députés Droite Républicaine (DR), comme révélé par Le Figaro. Entre eux, les relations sont toujours aussi polaires. «La machine à perdre est enclenchée», cingle l’élu de la Haute-Loire ce mardi sur BFMTV/RMC.
L’ancien président de la région Auvergne-Rhône-Alpes continue de défendre - probablement dans le vide - son idée de primaire. «Pour que la droite revive, il faut qu’elle accepte la stimulation d’idées et le débat», argue-t-il. L’élu plaide pour se focaliser d’abord sur le programme, avant de s’arrêter sur un nom : «Commençons par travailler sur le fond». Et de poursuivre : «Je veux qu’on puisse mettre dans une même pièce des personnalités de sensibilité de droite différente qui ne se parlent plus».
S’il défend son idée de primaire, corps et âme, depuis des mois, il ne reste pas moins ouvert à un autre mode de départage. «Je veux juste qu’on trouve un système qui permette de mettre tout le monde ensemble et ça doit se faire à l’automne. Si ça ne se fait pas à l’automne, ce sera trop tard», fait savoir l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy.
Risque Insoumis
À l’instar de l’ancien premier ministre, Michel Barnier, ou du président du Sénat, Gérard Larcher, il veut se faire l’artisan d’un grand rassemblement. «J’essaie de parler à tout le monde», explique-t-il, tout en déplorant les «divisions» et les «multiplications des candidatures». S’il soutient le chef de son parti, Bruno Retailleau, il cherche «le candidat de la droite». Comprendre, une candidature qui va au-delà de sa famille. «Je ne participerai pas à des actions de campagne qui vont nourrir la division, avant qu’on soit tous rassemblés», justifie-t-il au sujet de son refus de participer au meeting Retailleau, tout comme le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand. Et d’évacuer : «Je ne participerai pas plus au meeting d’Édouard Philippe».
«Je veux parler à Bruno Retailleau, je veux parler à Édouard Philippe, je parle à Gérald Darmanin, je parle à Sarah Knafo», confie-t-il encore. Ce même Édouard Philippe, le candidat avec qui il s’est affiché en marge du congrès annuel des Jeunes Agriculteurs la semaine passée. Cette hypothétique primaire pourrait inclure Renaissance, le parti de Gabriel Attal ? «Si les idées sont à droite, oui», avoue-t-il.
Inquiet à l’idée de voir La France Insoumise atteindre le second tour, il assure : «La droite en étant divisée prendra une immense responsabilité de permettre la qualification de Jean-Luc Mélenchon». Jouant les médiateurs au sein d’une famille politique fracturée, Wauquiez assure ne pas avoir l’intention de se «rajouter» à cette «liste de prétendants ».


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