À un an de la présidentielle, la course est lancée dans le bloc central. Gabriel Attal a officialisé sa candidature ce vendredi dans un décor soigneusement choisi : l'Aveyron et la France rurale. Ce samedi matin, l'ancien Premier ministre était dans l'Aubrac au départ de la Transhumance à Saint-Geniez-d’Olt-et-Aubrac.
Un bain de ruralité pour Gabriel Attal. Fromage, charcuterie et tripou de l'Aveyron. Un décor soigneusement choisi pour son entrée en campagne. Pas de veste, pas de cravate, bâton de berger à la main, l'ancien Premier ministre soigne son virage terroir.
"Je vous donne rendez-vous l'an prochain"
"Et, au moment où je démarre moi, une grande transhumance, pour aller tutoyer le sommet des plateaux, je suis ravi de le faire avec vous ce matin", a-t-il déclaré. Pour gagner une élection, il faut savoir taper sur le cul des vaches, répétait Jacques Chirac.
Une leçon retenue par Gabriel Attal. "Je vous donne rendez-vous l'an prochain. Je prends l'engagement. Voilà, vous êtes témoins, mesdames, messieurs". L'objectif est de casser l'image du pur produit parisien.
"Je peux vous dire que de la charcuterie, j'en ai mangé. Et que de la bière, j'en ai bu ces dernières années. Donc, vous avez l'air de découvrir ça parce que la campagne démarre, mais moi, j'ai passé mon temps à me déplacer sur le terrain, partout en France et notamment dans nos campagnes et dans la ruralité".
L'ancien locataire de Matignon prend également ses distances avec l'héritage Macron : "Il faut travailler pour nous", ont affirmé des personnes présentes autour du candidat. "C'est ce que j'ai fait au gouvernement jusqu'en 2024. Sortir le pays du blocage dans lequel il est, parce que là c'est quand même catastrophique de voir tous les pays avancer, investir, faire des réformes. Nous, on fait la planche en attendant que ça passe. Ce n'est pas possible", affirme Gabriel Attal.
Reste un défi pour lui, décoller dans les sondages, même si certains voient déjà dans cette opération terrain, un exercice un peu forcé. Le vice-président du RN, Sébastien Chenu, a réagi ce samedi matin à la candidature de Gabriel Attal. Il pronostique son effacement derrière Édouard Philippe avant le premier tour et estime qu'il a été un très mauvais Premier ministre.


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