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Caroline, mère de trois enfants et policière municipale, joue un seul en scène ce lundi à la médiathèque de Pessac. Elle y retrace le drame d’une femme amoureuse et victime de la spirale infernale des violences conjugales.
Passer la publicité Passer la publicitéCela commence par des cris et des coups suivis d’excuses et de fleurs, puis de promesses de ne jamais recommencer... Jusqu’à la fois suivante. Et parfois, la situation vire au drame, voire à la mort dans certains cas. «Les violences conjugales touchent les riches comme les pauvres, et l’on se sent souvent démuni face à elles», déclare Caroline. Cette policière municipale à Pessac, passionnée de théâtre depuis l’enfance, a décidé de créer un spectacle pour faire de la prévention. Elle joue pour la première fois ce lundi soir, à la médiathèque Jacques Ellul à Pessac.
«Mon but n’est pas de faire pleurer les spectateurs, mais je voudrais que chacun réalise ce qui peut se passer derrière des portes closes. Cela doit être terrifiant de rentrer chez soi et de se dire que la personne qu’on aime est violente», poursuit la quadragénaire. Cette dernière a été particulièrement touchée par l’assassinat de Chahinez Daoud, brûlée vive devant chez elle par son ex-époux, le 4 mai 2021 à Mérignac. «L’histoire de Chahinez est dramatique. J’ai écrit cette pièce pour sa mémoire et pour celles de toutes les victimes de violences conjugales qui n’ont pas eu la chance de s’en sortir comme mon personnage», précise cette mère de trois enfants.
Spirale infernale
Dans son seule en scène, Caroline retrace le drame d’une femme amoureuse et victime de la spirale infernale des violences conjugales. La question de l’autonomie financière, qui permet à une femme de s’émanciper d’une telle situation, est aussi abordée. «Au fil des objets qu’elle retrouve, une femme nous fait découvrir son histoire d’amour, de ses débuts jusqu’au mariage qui vire au drame», explique Caroline.
Pour écrire son texte, la policière s’est inspirée des témoignages de plus de sept femmes. Elle a rencontré certaine d’entre elles à la maison de Simone, qui accueille des femmes victimes de violence intrafamiliale (VIF) à Pessac, tandis que d’autres se sont confiés à elle dans le cadre de ses fonctions de policière. Les dernières sont tout simplement ses proches. «Tout ce qui est présenté dans la pièce est vrai. Ce spectacle de sensibilisation était destiné aux policiers au départ, mais j’ai compris ensuite qu’il concernait tout le monde», ajoute Caroline. Preuve que le sujet intéresse : la policière fait salle comble pour cette première, dont toutes les places gratuites sont déjà réservées.


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