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Bien plus fréquente qu’on ne le pense, l’inobservance médicamenteuse est un enjeu crucial, en termes de santé individuelle, publique, mais aussi financier.
« Bonjour... Comment allez-vous ? Vous prenez toujours votre médicament ? » Cette phrase, certains médecins la répètent inlassablement à leurs patients suivis pour une pathologie chronique. Et pour cause : l’observance médicamenteuse, avec des patients suivant plus ou moins scrupuleusement les traitements qui leur ont été prescrits, est un véritable problème de santé publique. Les chiffres d’un sondage* réalisé par OpinionWay pour Medintechs, dont le salon sur l’innovation en santé se tient début mars à Paris, sont inquiétants : parmi les personnes à qui un traitement long a été prescrit, plus de 40% ont oublié au moins une fois de le prendre au cours de l’année précédente, en particulier les moins de 35 ans.
« C’est un sujet qui n’est pas propre à la France, et qui a tendance à croître avec l’augmentation des maladies chroniques », souligne Gérard Friedlander, professeur émérite de physiologie à la Faculté de Médecine de l’Université Paris Cité, qui participera à une table ronde consacrée au sujet lors du salon Medintechs. La France compte 20 millions de malades chroniques. Diabète, maladies rénales, hypertension artérielle, cancers... « Des maladies autrefois mortelles dans des délais assez brefs ont cessé de l’être avec les progrès de la prévention, de la détection précoce et des traitements. Dans le même temps ont été développés des traitements que le patient prend lui-même, à domicile. » Mais nombre d’entre eux... ne s’y plient pas vraiment. « Ils font des pauses de temps en temps, sautent ou oublient une dose occasionnellement, le prennent, mais pas à la dose prescrite car ils ne le tolèrent pas très bien... » Et ce, sans toujours en parler à leur médecin : parmi les patients interrogés par OpinionWay, un tiers a de lui-même modulé son traitement sans en parler à un professionnel de santé.
Enjeux financiers
Les enjeux de santé sont évidents : un patient qui ne prend pas son traitement, c’est a priori un patient qui sera moins bien soigné. Mais il y a aussi « des enjeux financiers considérables », insiste le Pr Gérard Friedlander. « La plupart des gens achètent les médicaments qui leur ont été prescrits, s’ils les mettent à la poubelle ou les laissent dans un placard c’est un vrai gâchis pour la Sécurité sociale. Quant aux coûts générés par les pathologies (aggravation, hospitalisations, décès prématurés...), ils coûteraient des centaines de milliards d’euros par an dans le monde ! »
3 comprimés le matin, 2 à midi, 3 autres le soir... À un moment, cela devient compliqué quand on n’est pas aidé !
Pr Gérard Friedlander, professeur émérite de physiologie à la Faculté de Médecine de l’Université Paris CitéParmi les causes évoquées par les patients sondés par OpinionWay, la « fatigue » de devoir suivre un traitement sur du long terme pour 51% d’entre eux, mais aussi des doutes sur son utilité réelle (42%), la complexité du traitement (nombre de prises, contraintes...), l’envie de souffler ou de se sentir plus libre (26%)... Là encore, c’est d’autant plus vrai que les patients sont jeunes. « Parfois, les patients ne comprennent pas, ou insuffisamment, l’enjeu de bien prendre leur traitement, et la première chose qu’ils font quand ils sortent de chez le médecin est d’aller demander des explications au pharmacien », indique le Pr Friedlander. Fake news et scepticisme œuvrent aussi : ainsi des statines qui souffrent d’une très vieille mauvaise réputation, « alors que s’il y a bien une classe de médicaments qui a montré son impact sur la morbidité cardio-vasculaire, c’est bien celle-là ! »
Améliorer la facilité de suivi et expliquer l’intérêt des traitements
Parmi les facteurs susceptibles de favoriser le bon suivi du traitement prescrit, les sondés plébiscitent d’abord la facilité de suivi avec par exemple moins de prises ou des horaires adaptés (pour 19% des sondés), mais aussi la fourniture d’outils de suivi (13%) et des explications plus claires lors de la prescription (11%). C’est d’autant plus indispensable lorsqu’ils prennent plusieurs médicaments en même temps, situation courante chez les patients âgés. « 3 comprimés le matin, 2 à midi, 3 autres le soir... À un moment, cela devient compliqué quand on n’est pas aidé ! »
Pourtant, des solutions existent. L’éducation thérapeutique peut aider à convaincre les patients de l’utilité de leur traitement. Une meilleure prise en compte des effets secondaires déclarés par les patients, ou de l’anxiété générée par la prise au long cours d’un traitement, peut améliorer l’adhésion. Sur le plan purement pratique, des piluliers, et/ou des applications sur son téléphone portable pour penser à son traitement, peuvent être d’une grande aide ; piluliers qui peuvent être remplis par un proche, une aide à domicile ou le pharmacien lui-même. Le packaging est aussi crucial : une boîte de médicament indiquant clairement de quel médicament il s’agit, quand et comment il faut le prendre, encourage l’observance. Médecins, pharmaciens, fabricants, proches, malades, médias... « Nous avons tous une responsabilité en ce domaine ! », plaide le Pr Friedlander.
*1023 personnes interrogées suivant un traitement médicamenteux d’une durée de plus de 6 mois, issues d’un échantillon de 2500 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.


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