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Préparatifs en cours pour libérer le détroit d’Ormuz

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L’Iran n’a pas à sa disposition un stock inépuisable d’ayatollahs et de missiles. Contrairement à ce que racontent la plupart des médias français qui ont depuis longtemps choisi leur camp. Celui de la soumission et du Grand remplacement. Celui des défaitistes qui rapportent les communiqués de victoire de Téhéran comme autant de vérités indiscutables et attendent avec une impatience gloutonne l’échec de la force israélo-américaine.

Les dirigeants français et leurs alliés de l’OTAN qui jouent les matamores contre la Russie sont trop couards pour affronter des mamamouchis en robes et enrobés, craignant que cela ne réveille les cinquièmes colonnes incrustées en Europe. Alors, comme on ne peut pas laisser une dictature islamique entraver indéfiniment le commerce mondial de l’énergie, c’est encore les Américains qui vont devoir s’y coller.

Les combats dans le détroit d’Ormuz vont changer de nature

Après des semaines de frappes à distance et d’opérations navales ponctuelles contre des esquifs des gardiens de la révolution islamique, les Américains vont engager des forces d’attaque rapprochées pour éliminer les menaces pesant sur ce corridor maritime. Avec ce rappel pour les traîtres qui se drapent dans le droit international : le statut juridique des détroits dispose que la liberté de circulation pour les navires civils est la règle.

L’Iran viole la convention des Nations unies sur le droit de la mer en filtrant au compte-gouttes les bateaux qui peuvent passer  et en décidant de ceux qui restent bloqués. Or les lois internationales s’imposent à tous les pays, même ceux qui ne les ont pas ratifiées. Il y a un précédent. Reagan avait corrigé Kadhafi à l’époque où il prétendait rançonner tous les transits maritimes en Méditerranée, au-delà de ses eaux territoriales.

Le blocage du détroit d’Ormuz n’est qu’un prétexte permettant aux djihadistes iraniens d’exercer un chantage double. Économique sur les hydrocarbures. Et humanitaire car il y a des marins qui n’ont plus de médicaments ni plus rien à manger à bord. Mais là, les humanitaires de l’extrême et de l’ultra-gauche ferment leur gueule.

On ne peut tolérer plus longtemps cet odieux chantage

Des avions d’appui A-10 Thunderbolt II et des hélicoptères d’attaque AH-64 Apache ont déjà pris pour cible les vedettes rapides et les zodiacs armés qui pratiquent la piraterie maritime. De même que les drones flottants et les positions côtières dissimulées le long du littoral. Confronté à l’inertie de ses prétendus « alliés » Trump n’a pas d’autre choix que de déclencher une offensive destinée à nettoyer la zone plutôt que de se contenter d’opérations ponctuelles d’intimidation.

Cela implique une attaque terrestre au contact des forces iraniennes. Et s’il n’est pas question d’un déploiement intensif, des commandos des forces spéciales assureront le job. Une fois de plus, Trump a usé de ruses de guerre classiques en feignant de se désintéresser du sujet, puis en enfumant tout le monde avec des négociations improbables. Tandis que son état-major planchait sur l’offensive.

Cela va être un changement majeur dans la manière dont Washington conduit les opérations. Jusqu’à présent, les actions militaires US reposaient sur des frappes réalisées à longue distance. Missiles de croisière tirés depuis des bâtiments de guerre et frappes aériennes lancées à partir de zincs opérant en altitude, visant des infrastructures massives.

Ce genre d’opération s’il permet de neutraliser des installations statiques tout en évitant le contact direct avec un ennemi fanatique, ne suffit pas contre des structures de regroupement légères, disséminées ou mobiles. Les biréacteurs Thunderbolt et les supercopters Apache capables de frappes précises au ras du sol sont parfaits contre des baraquements et des rafiots après le nettoyage des bunkers et des navires.

Les USA doivent multiplier des frappes répétées sur des objectifs a priori secondaires mais qui, une fois coordonnés, peuvent ériger une muraille de fer s’opposant à toute intervention d’envergure. L’apparition des appareils spécialisés dans l’appui tactique indique que les États-Unis vont désormais traiter des menaces mouvantes et dispersées. La guerre entre dans une phase d’offensives multiples.

Le très discret super-ayatollah fils, ou ceux qui se manifestent en son nom, clament haut et fort qu’ils ont gagné la guerre et vaincu les États-Unis et Israël. De tels cas de dissonance cognitive doivent être traités de la façon la plus énergique. Tout en continuant à pilonner Minab et les alentours, la prise de l’île de Kharg serait un atout, puisque privé de son principal terminal pétrolier qui est aussi un nid de pasdarans, l’Iran perdrait son meilleur instrument de chantage. 

Étant donné que la destruction à 90 % de ses usines d’armement, de ses dispositifs anti-aériens et de la plupart de ses bases de tirs de missiles n’ont pas suffi à convaincre les barbus survivants de baisser pavillon, les USA vont devoir taper plus fort en éliminant les éléments perturbateurs qui menacent la navigation. 

La stratégie iranienne dans le golfe arabo-persique repose sur la dispersion des armes et la saturation des menaces

Les difficultés pour les forces étasuniennes proviennent de la nature du dispositif mis en place par l’Iran dans le Golfe. N’ayant pas les moyens d’opposer des navires de guerre classiques à l’US Navy qui les taillerait en pièces, ces sournois ont développé une stratégie dissymétrique articulée sur un saupoudrage d’unités mineures très dispersées.

Des vedettes rapides et des zodiacs sur-motorisés peuvent apparaître brièvement, le temps de saturer les défenses d’un navire. Tandis que des drones kamikazes sont lancés depuis la côte. Des mines peuvent être déployées dans les zones de passage. Mais la menace à éradiquer en premier est celle des missiles anti-navires dont les pas de tir sont éparpillés sur le littoral. Il en reste, cachés par les reliefs naturels ou dans des cavités aménagées à l’intérieur des falaises encadrant le détroit.

Ces installations sont difficiles à détecter par des satellites ou des bombardiers opérant en altitude. Or avant de les détruire avec des frappes ajustées, il faut commencer par les localiser. Ce sera une partie du travail des avions d’appui et des hélicoptères d’attaque : repérer des positions camouflées, suivre des cibles en mouvement et frapper très rapidement dès qu’elles sont détectées avant qu’elles aient pu tirer.

Est-ce le prélude à des actions militaires plus vastes et diversifiées frappant les points faibles des djihadistes ?

Conquérir l’Iran serait relativement facile, mais maintenir une force sur place serait mission impossible en raison de la prolifération des terroristes dans la région. L’objectif sera donc de neutraliser la capacité de nuisance de l’État voyou en appliquant une stratégie réaliste coordonnant des moyens tactiques, précédant la vague principale d’attaque, puis venant juste après pour la consolider.

Ce cas de figure pourrait fonctionner dans le détroit d’Ormuz, après une série de frappes rapprochées visant à affaiblir les infrastructures ennemies, préparant des actions de plus grande envergure. Un calcul opérationnel justifié si on est capable d’anéantir les menaces résiduelles subsistant dans les grottes et sur un terrain chaotique.

Dans le détroit d’Ormuz, les Américains ont commencé par éliminer les vedettes rapides, les drones et les missiles sur plate-forme mobile capables d’attaquer les navires marchands ou de guerre. La suite pourrait consister en actions plus musclées contre des positions stratégiques sur les côtes ou sur les îles du détroit. Aucune opération terrestre n’est annoncée officiellement, mais toutes les options sont ouvertes dès lors que la neutralisation des ayatollahs va passer à un niveau supérieur.

Pour la suite, un contingent de 2200 Marines a quitté San Diego CA avec un Groupe d’attaque amphibie. Il devrait rejoindre le navire d’assaut USS Tripoli en route depuis le Japon. Vaisseau amiral de 260 mètres de long, celui-ci commande à un groupe prêt au combat, disposant d’embarcations de débarquement pour 3000 Marines entraînés aux opérations de prise d’assaut depuis la mer. En outre, ce navire peut servir de petit porte-avions armé de chasseurs F-35.

Christian Navis

https://climatorealist.blogspot.com/

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