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À Vannes, le Centre Hospitalier Bretagne Atlantique (CHBA) se dote de 22 lits connectés pour son service de gériatrie. Une technologie innovante pour une meilleure prise en charge.
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Par Elodie Lepicq Publié le 3 juin 2026 à 10h08
Le Centre Hospitalier Bretagne Atlantique (CHBA) à Vannes (Morbihan) a doté son service gériatrique de 22 lits connectés. Une avancée technologie pour améliorer la prévention et la qualité des soins des seniors rendus possible grâce au fond de dotation Erispoe. C’est une première en France.
Vingt-deux lits connectés
Au premier étage du pavillon Decker du service gériatrique de l’hôpital de Vannes, c’est la valse des aides soignants pour la distribution des repas du midi.
Ici, les patients arrivent de leur domicile ou directement des urgences. En moyenne, ils restent une douzaine de jours dans le service. D’autres y termineront leur vie.
Afin de renforcer la prévention, la qualité des soins et d’améliorer, au mieux le confort des seniors, l’hôpital s’est doté de 22 lits connectés sur les 44 lits du premier étage de gériatrie.
Des lits mis au point dans le Morbihan
Une technologie innovante mise au point par l’entreprise Baxter située à Pluvigner. Les Morbihannais ont reçu le Shingo Prize, prix récompensant les organisations du monde entier pour leur engagement en faveur de l’excellence opérationnelle. Cette innovation, l’hôpital de Vannes est le premier hôpital de France à en bénéficier. Il sera suivi par l’hôpital de Limoges.
Pour le Dr Maillard, pharmacien praticien hospitalier et responsable de l’innovation « c’est une façon d’accéder à l’innovation pour les patients ». Une technologie rendue possible grâce au fond de dotation Erispoe et ses 75 000 euros, mis en place en 2024.
Améliorer la qualité des soins et la sécurité
Les lits connectés sont dotés d’un système de sécurité de détection de mouvement et d’alertes précoces afin de prévenir les chutes.
En gériatrie, ce qui arrive le plus souvent c’est la chute. À son arrivée, la personne peut-être confuse. Elle n’a pas de repères, ce qui favorise le risque de chutes.
Afin de garantir plus de confort pour le patient le lit est doté d’un système de pesée automatique afin de suivre l’état nutritionnel du patient ainsi que d’un système pour mesurer la fréquence respiratoire et le pouls du patient. Le tout est relié à un écran de tablette.
Une technologie appréciée des soignants relève Virginie Herbel, cadre de santé. « C’est un grand service, quand on a une fin de vie, on peut voir la bradycardie du patient. Ça permet aux équipes de venir auprès du patient », explique-t-elle. Ces lits connectés permettent aussi une prévention des escarres.
Améliorer le confort
Afin d’améliorer la qualité des soins, le matelas est doté de plusieurs fonctions. Le lit doté de matelas hybride air/mousse permet une meilleure mobilisation du patient grâce à un système de rotation latérale. Ainsi le matelas permet au patient de rouler sur le côté lors des changes ou de la toilette.
Certains patients n’aiment pas être touchés. Les personnes souffrant d’Alzheimer par exemple ont le contact plus difficile. Avec ce lit, ils se sentent moins agressés.
Également doté d’un système de ventilation, il garantit au patient une meilleure respirabilité. « En cas de transpiration, les draps restent secs » rapporte Virginie Herbel.
Une reconnaissance pour les soignants
Alors que le système est encore en cours d’expérimentation et que quelques réglages devront y être apportés notamment au sujet de la connectivité, les équipes paramédicales se disent satisfaites.
« Les professionnels ont un sentiment de reconnaissance et de valorisation », soulève Virginie Herbel. Mais aussi un temps précieux de gagner auprès des patients selon Aurore Leturnier, aide soignante. « On prend plus de temps avec les patients qui en ont besoin. On court moins ». Ces 22 lits connectés et leur matelas auront coûté 177 500 euros.
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