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Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie s’apprête à signer avec l’UE un partenariat stratégique sur le nickel. Un accord sans engagement financier ni projet industriel concret.

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L’usine de la Société Le Nickel, premier producteur mondial de ferronickel, à Nouméa, en septembre 2024. L’usine de la Société Le Nickel, premier producteur mondial de ferronickel, à Nouméa, en septembre 2024.

C’était, dès 2023, l’une des pistes avancées pour sortir le nickel néo-calédonien de l’impasse : nouer un partenariat avec l’Union européenne (UE), dont les capacités de production de nickel notamment destiné aux batteries pour les véhicules électriques sont très inférieures à ses besoins. Trois ans plus tard, elle devrait prendre forme avec la signature d’un « partenariat stratégique sur les chaînes de valeur durables des matières premières » entre le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et l’UE, à l’occasion du déplacement dans l’archipel du vice-président exécutif pour la prospérité et la stratégie industrielle de la Commission européenne, Stéphane Séjourné, prévu du 16 au 20 octobre.

Ce Memorandum of Understanding (MoU), que Le Monde a pu consulter, affiche l’ambition de mieux intégrer le nickel néo-calédonien aux filières européennes, de favoriser les investissements et de développer la transformation locale. Mais le texte reste essentiellement déclaratif. Il ne prévoit aucun projet industriel précis, ne désigne aucun investisseur et ne comporte aucun engagement financier de l’UE. Une feuille de route devra toutefois identifier, dans les six mois suivant la signature, des projets prioritaires et des possibilités d’investissement.

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