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Life 04/07/2026 19:25
Nous avons tous déjà levé les yeux au ciel à la lecture d’un groupe WhatsApp, comme le constate notre journaliste.

skynesher / Getty Images
Voici les messages à éviter pour ne pas être le relou de service sur les groupes WhatsApp.
« Les groupes WhatsApp, c’est ma phobie ! » Antoine* est au bord de la saturation. En cause : le comportement parfois agaçant des personnes qui partagent avec lui ces espaces numériques devenus omniprésents dans nos vies. Comme dans tout espace partagé, « il faut un minimum de bienséance sur WhatsApp ! », plaide le trentenaire parisien auprès du HuffPost.
Très pratiques pour communiquer avec plusieurs personnes à la fois, nous sommes malgré tout nombreux à déplorer l’éclosion de groupes à la moindre occasion : soirée entre amis, organisation d’un voyage, cagnotte pour un cadeau d’anniversaire ou un pot de départ… Une liste à laquelle s’ajoutent inévitablement les groupes familiaux (au moins un pour chaque côté de la famille !), les conversations de parents d’élèves, de voisins, de membres d’une association…
« Je refuse d’être submergée ! », s’emporte Virginie*, 43 ans. Au point d’avoir désactivé ses notifications WhatsApp et de s’astreindre à un « ménage » régulier : « Soit je quitte les groupes qui sont obsolètes, soit j’archive », tranche l’Ardennaise. Quelles sont les règles de savoir-vivre à respecter dans les boucles WhatsApp ? Pour le savoir, j’ai demandé à plusieurs utilisatrices et utilisateurs de l’application quels étaient les comportements qui les agacent le plus.
Si vous vous reconnaissez, pas de panique, nous sommes tous la personne problématique de quelqu’un ! Et si vous reconnaissez vos proches, n’hésitez pas à leur transmettre cet article en toute bienveillance...
· Tu ne spammeras point
Beaucoup sont d’accord sur un point : mieux vaut tourner sept fois ses pouces au-dessus de l’écran avant de publier un message. Antoine a en horreur les messages inutiles sur le groupe de son association sportive, qui compte plusieurs centaines de membres. « Avant l’entraînement, il y a toujours des gens qui vont dire “coucou, désolé je vais avoir 5 minutes de retard !” Mais ça ne sert à rien, tout le monde s’en fout ! Ça fait des notifications inutiles pour les autres. »
Même chose lorsqu’il s’agit d’un cadeau commun. « Tu as toujours quelqu’un pour dire “J’attends ma paie pour participer” ou “Je vais le faire”. Pas la peine de raconter ta life ! Je trouve que les gens sont beaucoup trop égocentriques sur les groupes WhatsApp », s’énerve Antoine. « Ce qui me fait vriller, c’est quand il y a beaucoup d’échanges pas forcément utiles », abonde Virginie. « Souvent, je me contente d’un pouce ou d’un émoji. »
· Tu ne digresseras pas
Plus agaçant que le spammeur, le spécialiste de la digression oriente la conversation sur un sujet sans lien avec l’objet de départ. Alors qu’il s’agissait de choisir la destination du prochain week-end entre amis, le voilà qui tient absolument à vous faire découvrir sa nouvelle chanson préférée. Particulièrement frustrant quand on cherche à ne pas se disperser.
Agathe* se souvient en particulier d’un groupe pour faire le point sur les disponibilités en vue de fêter un anniversaire. « Là, deux personnes se mettent à avoir une conversation qui concerne qu’elles dans un groupe » et « à se faire des private jokes », se remémore-t-elle. « Ça m’a saoulée ! »
· Les vocaux tu banniras
L’enregistrement de notes vocales est un sujet particulièrement controversé, entre les personnes qui en raffolent et celles qui refusent presque de les écouter. Dans les groupes, n’en parlons pas. « Les vocaux ont également tendance à me filer des crises d’angoisse », témoigne Christophe, qui n’a pas de problème avec le principe dans le cadre privé.
Étienne* repense, non sans exagération, aux « quatorze vocaux d’une minute entre deux personnes qu’il fallait rattraper pour espérer comprendre le cadeau qu’on achète pour l’anniversaire de mémé ». « Moi ça me saoule de ouf ! Parfois tu passes une minute et demie à écouter un message pour au final avoir aucune information ! » En l’occurrence, le presque trentenaire a demandé un résumé écrit comme condition de sa participation.
· Sur les photos tu te modéreras
J’ai parlé des messages inutiles, cet écueil existe évidemment lorsqu’il s’agit de photos et de vidéos. « Être dans le groupe de famille avec cinq photos d’enfants par jour… », se lamente Pierrick*, 29 ans, qui pourtant adore sa nièce. « Il y a des photos où elle est trop chou… mais quand ton portable vibre sept ou huit fois d’affilée, tu finis par mettre la conversation en sourdine ! »
Comme pour tous les usages agaçants, il y a parfois une fracture générationnelle, comme le constate Justine*, qui trolle « les vieux qui envoient 60 photos de leurs vacances sur les groupes familiaux où il y a 20 personnes ». Mais la palme revient au partage de visuels (le plus souvent humoristiques) générés par intelligence artificielle ou particulièrement kitsch avec des phrases inspirantes.
· Passager clandestin tu ne seras pas
Cette catégorie recouvre deux comportements irritants. Polo, 35 ans, a ainsi une aversion pour « les gens qui restent même s’ils ne sont plus concernés par le groupe ». « Genre gars, tu as déménagé il y a deux ans, tu fais quoi encore dans le groupe des voisins ? », illustre-t-il. Parfois, « ils continuent d’écrire et tout ! »
« J’aime pas du tout les membres fantômes », tacle pour sa part Antoine. « Dans le groupe familial, mon père et le mari de ma sœur ne disent rien depuis des années. Parfois un pouce une réaction… », se lamente-t-il.
· Pour continuer la liste
Ces cas de figure ne sont malheureusement pas les seuls, et chacun pourrait allonger cette liste à l’envi. Membres ajoutés de façon inopinée ou sans leur partager l’historique de conversation, râleurs, messages passifs agressifs, créations de groupes en doublon… les motifs de crispation cités par nos témoins ne manquent pas.
Quand il ne s’agit pas carrément de comportements pénalement répréhensibles, comme l’a parfois constaté avec effarement Eric* dans des groupes militants. Avec par exemple des personnes « qui prennent à partie de façon violente des membres du groupe » ou des hommes « qui utilisent le groupe pour obtenir des numéros de femmes et les harceler ». De quoi vous faire voir vos conversations WhatsApp d’un autre œil.
*Les prénoms de ces personnes ont été modifiés à leur demande, sans doute pour ne pas être virées d’absolument tous leurs groupes WhatsApp.


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