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Pour avoir blessé ses amis en voulant les impressionner, il écope de 12 mois

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Un automobiliste qui a perdu la maîtrise de sa toute nouvelle voiture sport à 180 km/h dans une zone de 50 est condamné à 12 mois de détention, qu'il pourra purger dans la collectivité.

Julien Labrie venait de prendre sa retraite des Forces canadiennes lorsqu'il s'est offert une Camaro en cadeau, à l'été 2023.

En voulant démontrer la puissance de son bolide à trois de ses amis, il en a perdu le contrôle, à Shannon. Deux de ses amis ont souffert de fractures pour lesquelles ils subissent encore des traitements. L'autre s'en est tiré avec une commotion cérébrale.

L'homme qui porte la barbe est au palais de justice de Québec.

Julien Labrie au palais de justice de Québec, en septembre 2025.

Photo : Radio-Canada / Yannick Bergeron

Pour sa conduite dangereuse ayant causé des lésions, le juge Charles-Olivier Gosselin lui impose une détention de 12 mois à domicile, tel que suggéré par les avocats de la poursuite et de la défense.

Son assignation à domicile fera toutefois relâche les 24 et 25 décembre.

Julien Labrie, 41 ans, n'avait pas d'antécédent judiciaire avant cet événement. Il est assigné à domicile pour les six premiers mois de sa peine et devra par la suite respecter un couvre-feu.

Il pourra toutefois quitter sa résidence pour le travail, pour des raisons médicales ou pour faire du bénévolat dans un club sportif. Le juge lui interdit aussi de conduire pour les neuf prochains mois.

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L'avocat du Julien Labrie, Me Richard Philippe Guay.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Les faits

L'événement est survenu le 22 septembre 2023. Julien Labrie et sa conjointe recevaient alors trois couples d'amis à leur résidence de Shannon. L'année précédente, Labrie avait été libéré des Forces en raison, entre autres, d'un trouble de stress post-traumatique.

Il a offert aux trois hommes de faire un tour de sa nouvelle Camaro SS 1LE, en début de soirée.

Non loin de sa demeure, il emprunte le chemin Dublin où la limite de vitesse est de 50 km/h. Il s'agit d'une route sinueuse sans trottoirs, régulièrement fréquentée par des cyclistes et des marcheurs.

Le véhicule accidenté est retombé sur la chaussée.

La voiture a fait un vol plané pour frapper les arbres et revenir sur la chaussée.

Photo : Rapport de la Sûreté du Québec déposé en preuve

Lors du procès, Labrie, âgé de 41 ans, a expliqué avoir fait ronronner le V8 pour ses amis, un son qui représente pour lui de la musique à ses oreilles, a écrit le juge dans sa décision.

Il trippe alors qu'il fait révolutionner le moteur en accélérant à 80 ou 85 km/h selon sa version des faits. Il affirme avoir relâché trop rapidement la pédale d'embrayage au moment où il appuyait encore au maximum sur l'accélérateur. Il a alors aperçu une camionnette qui arrivait en sens inverse, à la sortie d'une courbe.

Il a expliqué éprouver de la difficulté avec les situations stressantes depuis son trouble de stress post-traumatique. Face à l'urgence, il a appuyé sur l'accélérateur pour redresser son véhicule à propulsion et éviter une collision. Sa Camaro a quitté la chaussée quelques mètres plus loin, pour faire un vol plané.

L'avocate portant la toge tient des documents dans ses mains à l'extérieur de la salle d'audience.

Me Alex Bourque, procureure pour de bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a présenté la preuve de la poursuite dans ce dossier.

Photo : Radio-Canada / Yannick Bergeron

Le reconstitutionniste de la Sûreté du Québec, Jonathan Marcoux, a conclu que la cause de la sortie de route était la vitesse de 180 km/h atteinte de cinq secondes jusqu'à deux secondes avant l'impact. Le policier a été incapable de déterminer le mouvement du véhicule dans les airs lors du capotage. Dans son rapport, il note qu'il est possible de voir des traces de pneus sur les arbres dans la lisière de la forêt, en bordure du chemin.

Pas des pistes de course

Pour Julien Labrie, sa conduite n'était nullement dangereuse et il a malheureusement commis une erreur de pilotage. Le juge Gosselin n'a pas retenu sa version qui souffre d'incompatibilités importantes avec l'ensemble de la preuve.

Il ajoute qu'un conducteur peut commettre un certain excès de vitesse en certaines circonstances. Toutefois, nous sommes loin d'une imprudence ordinaire, a-t-il tranché, en s'appuyant sur la jurisprudence.

Nos routes ne sont pas des pistes de course, avait insisté le juge Charles-Olivier Gosselin en déclarant le jeune retraité coupable de conduite dangereuse causant des lésions, le 25 septembre au palais de justice de Québec.

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