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La possibilité d'un rachat de Glencore par Rio Tinto n’inquiète pas le milieu économique de la Côte-Nord. Tant le syndicat des Métallos que des analystes du secteur minier estiment qu’il est trop tôt pour en connaître ses répercussions éventuelles dans la région.
Les deux grandes compagnies minières ont annoncé être en discussion pour une éventuelle fusion, qui en ferait la plus entreprise minière au monde.
Si Glencore n’a pas d’activités sur la Côte-Nord, Rio Tinto a trois branches d'activités dans la région. Elle est l'actionnaire principal de l'Aluminerie Alouette (40 %) et de la Compagnie minière IOC (58,7 %). Sa filiale Fer et Titane assure aussi l'exploitation de la mine du lac Tio à Havre-Saint-Pierre.
Selon le syndicat des Métallos, qui représente entre 1000 et 1500 travailleurs sur la Côte-Nord, un rachat de Glencore par Rio Tinto n'est pas préoccupant pour le moment.

Rio Tinto est l'actionnaire principal de l'aluminerie Alouette, avec 40 % des parts. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté : Aluminerie Alouette
Ce n'est pas notre première fusion dans l'industrie minière, rappelle le directeur québécois des Métallos, Nicolas Lapierre. Je pense à Alcan, je pense à la mine de Havre-Saint-Pierre, qui a été achetée et rachetée à plusieurs reprises.
On n'est pas inquiet, mais c'est sûr qu'on va suivre ça d'un œil très attentif.

Nicolas Lapierre, le directeur québécois des Métallos, croit qu'il est trop tôt pour savoir si un rachat de Glencore par Rio Tinto aurait un impact sur la Côte-Nord. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Charles-Étienne Drouin
Plusieurs analystes du secteur s'entendent sur le fait que les activités des deux compagnies sont complémentaires au Québec. Pour cette raison, ils ne s'inquiètent pas de mises à pied importantes.
C’est un point de vue que partage Serge Morin, conseiller en gestion de patrimoine à la financière Banque Nationale. Selon lui, la plupart des branches de Rio Tinto sur la Côte-Nord sont suffisamment rentables pour tirer leur épingle du jeu.
Je suis à l’aise pour dire que la minière IOC et l’Aluminerie Alouette sont assez solides et vont rester solides, avance-t-il. Du côté de Havre-Saint-Pierre, dont les opérations sont en révision stratégique et vont le rester, c’est [à eux] de démontrer qu’ils ont avantage à rester dans l’organisation.
En effet, la mine Tio de Havre-Saint-Pierre est dans l’incertitude depuis plusieurs mois. En août, Rio Tinto expliquait vouloir simplifier sa structure et se concentrer sur trois axes d’activités: le minerai de fer, l’aluminium, le lithium et le cuivre.
Pour des raisons réglementaires, Rio Tinto déclare ne pas être en mesure de faire d’autres commentaires que ceux contenus dans un communiqué publié jeudi. La compagnie y précise que les discussions portent sur un rassemblement total ou partiel des actifs des deux compagnies.
Rio Tinto note aussi qu’une offre d’achat n’est pas garantie. Selon les règles établies, la minière devra signaler d'ici le 5 février si elle souhaite présenter une offre pour faire l’acquisition de Glencore.


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