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Pornographie et strangulation pendant le sexe : les médecins alertent sur les AVC chez les jeunes femmes

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Depuis l’été 2025, un article de Science & Vie (mis en avant fin janvier 2026) alerte : cette pratique, de plus en plus banalisée, exposerait à des risques neurologiques graves, dont l’AVC.

Strangulation sexuelle : de quoi parle-t-on exactement ?

La strangulation pendant un rapport (souvent appelée “choking”) consiste à appliquer une pression sur le cou. Même quand l’intention n’est pas d’empêcher de respirer, le cou concentre des voies aériennes et surtout des vaisseaux sanguins majeurs qui irriguent le cerveau.

L’image la plus simple : c’est un carrefour. Si vous serrez au mauvais endroit, vous bloquez soit “l’air”, soit “la circulation”, parfois les deux. Et le cerveau tolère mal la moindre baisse d’oxygène ou de débit sanguin.

Pourquoi cette pratique s’est installée si vite chez les plus jeunes ?

Les témoignages et enquêtes décrivent un glissement culturel : un geste présenté comme “piment” ou “jeu” devient, chez certains, une attente. Cette diffusion à l’omniprésence de scènes pornographiques où domination et contrainte sont plus fréquentes, et où le cadre de consentement est rarement montré.

Le Guardian raconte, par exemple, le parcours d’une jeune femme qui, en repensant à ses expériences, décrit des gestes imposés sans discussion préalable et une pression sociale à ne pas paraître “ennuyeuse”. Ce type de récit n’est pas une preuve scientifique, mais il donne une idée de la mécanique : normalisation + absence de négociation + méconnaissance des risques.

AVC et strangulation : les mécanismes plausibles (sans jargon)

Deux grandes voies sont documentées dans la littérature médicale :

  1. Baisse brutale du flux sanguin vers le cerveau
    Une strangulation peut comprimer les carotides : le débit chute, le cerveau s’ischémie. Un article clinique décrit ce mécanisme hémodynamique après strangulation manuelle.

  2. Lésions des artères du cou (dissection)
    La pression et/ou la traction peuvent abîmer la paroi d’une artère (carotide ou vertébrale). Une dissection peut ensuite favoriser un caillot et déclencher un AVC. Des cas cliniques existent, y compris après strangulation.

Point clé : l’absence de marques ne protège pas. Certaines recommandations cliniques rappellent qu’une proportion importante de personnes étranglées n’ont pas de lésion visible.

Ce que disent les études : signaux inquiétants, mais pas de “preuve définitive”

1) Une revue systématique : dissection artérielle et AVC font partie des issues observées

Une revue systématique (publication 2022, Bangor University / Neuropsychological Rehabilitation) compile la littérature sur la strangulation non fatale (principalement dans des contextes de violences domestiques et sexuelles). Elle mentionne des changements pathologiques incluant dissection artérielle et AVC, ainsi que des conséquences neurologiques (perte de connaissance, crises, troubles moteurs/de la parole, etc.).
Limite majeure : la revue note que beaucoup d’études sont des cas cliniques ou des données auto-déclarées, avec des facteurs confondants difficiles à écarter.

2) Une étude biomarqueurs : S100B plus élevé chez des femmes étranglées récemment et fréquemment

Une étude publiée en 2025 dans le Journal of Sexual Medicine a comparé 32 jeunes femmes (15 ayant vécu au moins 4 épisodes de strangulation sexuelle dans les 30 derniers jours vs 17 n’en ayant jamais vécu). Les chercheur·euse·s trouvent une augmentation de S100B (protéine enrichie dans les astrocytes, utilisée comme biomarqueur possible d’atteinte cérébrale) dans le groupe exposé.
Les auteurs soulignent toutefois deux limites : petit effectif et étude transversale, donc pas de conclusion de causalité.

3) Des recommandations cliniques : symptômes parfois retardés

Des documents de référence utilisés au Royaume-Uni insistent sur le fait que les conséquences peuvent être différées (jours/semaines) et listent des “signaux d’alerte” neurologiques (perte de connaissance, symptômes de type AVC, céphalées sévères, troubles visuels, etc.).

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