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Des producteurs canadiens disent observer un ralentissement général des ventes de pommes de terre à travers le Canada. Selon un groupe industriel, « l’effet Ozempic » fait partie des raisons à l’origine de cette baisse.
Victoria Stamper, directrice générale du groupe Les producteurs unis de pommes de terre au Canada, a plusieurs théories pour expliquer pourquoi les Canadiens consomment moins de pommes de terre cette année.
L’une d’elles est connue sous le nom d’effet Ozempic.
Tous les experts à qui j’ai parlé s’accordent à dire qu’il y a un impact, explique Mme Stamper.
Ce médicament, couramment utilisé pour perdre du poids, réduit l’appétit.
Selon Mme Stamper cela signifie que les personnes qui prennent de l’Ozempic et d’autres médicaments amaigrissants similaires achètent moins de produits alimentaires en général.
Cela pourrait se traduire, par exemple, par : ''Je ne vais pas nécessairement acheter un sac de pommes de terre de 10 livres, mais je vais peut-être acheter un sac de 5 ou 3 livres'', explique-t-elle.
Changement de cap des livraisons
Afin de compenser la baisse de la demande, des producteurs comme Robert Poulin qui est basé dans le Nord-Est de l’Ontario ont décidé d’expédier des sacs de pommes de terre en dehors de leur région.
M. Poulin, producteur de cinquième génération chez Don Poulin Potatoes, dans la communauté d’Azilda, dans le Grand Sudbury, envoie davantage de pommes de terre vers le sud de l’Ontario.
En général, les gens mangent moins de pommes de terre et nous sommes obligés d’expédier un peu plus vers le sud afin de maintenir notre niveau de production, dit-il.
Malgré une bonne saison de culture en 2025, M. Poulin affirme que la demande locale pour ses pommes de terre, qui sont un produit phare dans les épiceries de la région, est en baisse.
Compétition américaine
Au-delà d’un ralentissement général des ventes de pommes de terre à travers le Canada, Victoria Stamper déclare que les producteurs canadiens sont également confrontés à une concurrence plus forte de la part des États-Unis comparativement au début de l’année.
Nous avons constaté un certain ralentissement de la tendance à acheter canadien au niveau de la vente au détail, souligne-t-elle.
Elle explique que normalement, les épiceries de l’Ouest canadien, par exemple, n’auraient pas autant de pommes de terre provenant des Maritimes en raison des contraintes logistiques liées à leur transport.
Mme Stamper dit qu’il est généralement plus facile d’acheter auprès des États voisins pour compléter la production locale.
Elle stipule que les détaillants ont recommencé à acheter davantage de pommes de terre importées des États-Unis, plutôt que d’expédier des pommes de terre canadiennes à travers le pays.
Avec les informations de Jonathan Migneault


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