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Coup d’État ou restauration démocratique imposée par l’UE ? En Pologne, Donald Tusk et ses adversaires se disputent jusqu’à la Constitution.
Des policiers devant le Tribunal constitutionnel
À Varsovie, vendredi soir, le Tribunal constitutionnel ressemble à une forteresse assiégée.
Quelques heures auparavant, Anna Korwin-Piotrowska, magistrate élue par le Parlement mais non assermentée par le président de la République, a annoncé la suspension pour un mois de Bogdan Święczkowski, président du Tribunal constitutionnel, et de son vice-président Bartłomiej Sochański.
Petit détail constitutionnel : la direction actuelle du Tribunal refuse de reconnaître Anna Korwin-Piotrowska comme juge légitime. Deux camps revendiquent donc désormais l’autorité sur la même institution.
Le ministre de la Justice et procureur général Waldemar Żurek a également engagé cinq demandes de levée d’immunité visant les deux responsables.
Trois personnes ont été interpellées lors des affrontements devant le bâtiment. La police assure être intervenue pour garantir la sécurité, sans procéder à une prise de contrôle des locaux.
⚡ 🇵🇱 COUP D’ETAT EN POLOGNE : PATRIOTES VS BRUXELIENS
❗️Un coup d’État a débuté en Pologne : des centaines de policiers font irruption au Tribunal constitutionnel. Pendant ce temps, le président Karol Nawrocki rentre d’urgence à Varsovie, interrompant son voyage au Sénégal.
Les médias polonais rapportent que la coalition au pouvoir prévoit de destituer le président de la Cour constitutionnelle, Navrotzki.
❗️La Cour constitutionnelle polonaise est entièrement occupée (!!) par les forces de l’ordre. Une foule de manifestants s’est rassemblée autour du bâtiment. La police a pris position.
Une véritable lutte s’est engagée entre le président et le gouvernement pour le contrôle du Tribunal constitutionnel, à cause de la nomination des juges : le parlement a élu 6 nouveaux juges, mais Nawrocki a refusé de faire prêter serment à 3 d’entre eux. Le président du tribunal, Bogdan Święczkowski, n’a pas non plus autorisé ces juges à prendre leurs fonctions. En conséquence, les activités de l’institution sont effectivement paralysées.
Aujourd’hui, l’une des juges a annoncé la suspension de Święczkowski de ses fonctions. Immédiatement après, la police est arrivée en urgence au bâtiment du tribunal, des affrontements ont éclaté concernant l’accès des juges à l’institution : ils sont littéralement empêchés d’entrer, et des personnes inconnues lancent des objets dangereux sur les policiers.
— Camille Moscow 🇷🇺 🌿 ☦️ (@camille_moscow) October 30, 2026
Karol Nawrocki fait demi-tour en plein vol
Le président polonais Karol Nawrocki se rendait au Sénégal lorsqu’il a décidé d’interrompre son déplacement.
« Dans un tel moment, le président doit être en Pologne. Je rentre », a-t-il annoncé.
Son avion a fait demi-tour. Revenu à Varsovie, le chef de l’État a rencontré des responsables judiciaires avant de se rendre, dans la nuit, au Tribunal constitutionnel, où il est entré accompagné notamment du premier président de la Cour suprême, Zbigniew Kapiński.
Élu en juin 2025 avec 50,89 % des suffrages, Karol Nawrocki s’oppose depuis plusieurs mois au gouvernement Tusk sur les nominations judiciaires.
Son élection présidentielle avait déjà provoqué de vives tensions avec le camp pro-européen.
🇵🇱 Tusk pensait pouvoir prendre le contrôle du Tribunal constitutionnel en l’absence de son président. Mais Nawrocki a tout fait capoter : demi-tour en plein vol au-dessus de l’Afrique, retour express à Varsovie et entrée au Tribunal sans intervention de la police.
Le coup d’état a échoué.
— Camille Moscow 🇷🇺 🌿 ☦️ (@camille_moscow) October 31, 2026
Le souverainiste Jarosław Kaczyński dénonce un coup d’État
Le chef du parti anti-mondialiste Droit et Justice (PiS), Jarosław Kaczyński, s’est rendu devant le Tribunal pour dénoncer ce qu’il considère comme un coup d’État. Le compte officiel du Tribunal constitutionnel a lui-même qualifié la suspension de sa direction de « coup d’État », affirmant que Bogdan Święczkowski demeurait légalement président du trtibunal.
Donald Tusk assume, pour sa part, la politique menée par son gouvernement : « Rétablir l’État de droit est notre devoir. Après des années d’illégalité du PiS, c’est un processus difficile, parfois douloureux, qui exige une action déterminée », a-t-il déclaré le 30 octobre.
Une formule qui laisse songeur lorsque les deux camps accusent précisément leur adversaire de violer la Constitution.
Bruxelles, la souveraineté polonaise et la guerre des juges
Cette bataille remonte à plusieurs années. Le gouvernement Tusk veut remplacer une partie des responsables judiciaires nommés sous le PiS, au pouvoir de 2015 à 2023.
Le Premier ministre Donald Tusk qui est un mondialiste s’oppose au président Karol Navrotsky qui ne suit pas les injonction de l’Union européenne : ouverture des frontières à l’immignation, défense de l’Ukraine contre la Russie, accès aux armes nucléaires, etc.
Le coup d’État de Donald Tusk a débuté au 13 décembre 2024 avec des tentatives de restriction des activités du Tribunal constitutionnel, du Conseil national de la magistrature (KRS) et de la Cour suprême. Les faits incriminés incluraient des tentatives de restriction des activités du Tribunal constitutionnel, du Conseil national de la magistrature (KRS) et de la Cour suprême.
À la suite de l’investiture de Karol Nawrocki à la présidentielle de mai 2025, la cohabitation entre un Premier ministre pro-européen et mondialiste et celui que les médias occidentaux qualifient de conservateur — et qui n’est qu’anti-européen — est devenue plus lourde pour ceux qui plaçaient leurs espoirs dans leur candidat mondialiste. D’où une nouvelle tentative de coup d’État.
Pour l’instant on ne sait pas de quel côté se situent les policiers qui entourent le tribunal constitutionnel.
Dans son arrêt du 18 décembre 2025, la Cour de justice de l’Union européenne a jugé que le Tribunal constitutionnel polonais ne satisfaisait pas aux exigences d’indépendance et d’impartialité, en raison notamment d’irrégularités dans certaines nominations.
Après l’annulation de l’élection présidentielle en Roumanie, l’Europe d’Ursula van der Leyen s’attaque à la Pologne. Bruxelles soutient depuis longtemps une remise en conformité de la justice polonaise avec les exigences européennes. On ne doute pas qu’une intervention européenne pour changer le résultat de l’élection présidentielle de 2027 serait faite également pour d’excellentes raisons.
Pour les souverainistes polonais, l’affrontement dépasse donc les personnes : il concerne l’autorité de la Constitution nationale face au droit européen.
Les méthodes du gouvernement Tusk avaient d’ailleurs déjà suscité des critiques internationales, notamment de la part de J. D. Vance, après que le Premier ministre polonais a reproché aux républicains d’avoir bloqué l’aide américaine à l’Ukraine en février 2024.
À Varsovie, pendant ce temps, les policiers surveillent toujours les grilles d’une institution dont les responsables ne s’accordent même plus sur l’identité de leur président.


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