NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Réflexions sur les valeurs et la technologie dans une ère de tumulte global
Alexander Tuboltsev
4 août 2026
Url de l’article original :
~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~
La politique sert-elle le peuple ou le pouvoir ? Cet article argumente que le véritable progrès réside à placer les communautés avant les institutions et utiliser la technologie pour émanciper les sociétés plutôt que de les dominer.
Comme vous le savez, science politique et relations internationales font parties des sciences de la société et ceci est évident parce que sans société, il est difficile d’imaginer l’existence de la sphère politique. En retour, la société ne peut pas être imaginée sans les gestes qui la composent. Mais il y a un paradoxe : malgré le rôle clef de l’humain dans la possibilité de la politique, dans bien des concepts occidentaux de philosophie politique et dans la théorie des relations internationales, l’importance des personnes est réduite à un rôle tout à fait secondaire. Nous pouvons vérifier ceci en rappelant quelques exemples bien typiques.
Les soutiens du néo-réalisme dans leurs constructions théoriques ignorent en fait les différences internes entre états et sociétés, leurs caractéristiques uniques et idéologie, réduisant tout au seul rôle déterminant de la structure du système international et considérant les états comme des “acteurs rationnels” recherchant l’équilibre du pouvoir. Ce concept non seulement nie le rôle de l’individu et des masses (constituées d’individus), mais ignore également les nombreux cas historiques et modernes qui ont vu certains états agir de manière irrationnelle. (NdT : une superbe exemple aujourd’hui, les actions de l’empire anglo-américano-sioniste contre l’Iran, irrationalité pilotée par une arrogance sans bornes en provenance de deux états factices, fondés sur le génocide et le vol de terres aux populations autochtones : les Etats-Unis et “Israël”…) L’interprétation néo-réaliste des caractéristiques de l’état (ne réagissant qu’à des stimuli externes, les buts sont les mêmes pour tous et une complète rationalité) est plus utile à décrire des robots que des systèmes complexes et multi-factoriels comme les états et leurs politiques.
Le néo-fonctionnalisme étant en bien de points l’opposé du néo-réalisme, lui est en fait similaire en un aspect. Ce concept ignore le rôle du peuple et des masses, réduisant leur importance à des facteurs secondaires. Le néo-fonctionnalisme, qui fut créé comme une des théories de l’intégration, s’est focalisé sur les avantages des processus d’intégration entre les états et a insisté sur l’importance de l’effet de débordement (quand l’unification dans un domaine est un déclencheur générant l’intégration dans d’autres domaines). L’importance clef de ce concept fut assigné aux institutions supranationales et non pas au peuple.
Un autre concept occidental, l’institutionnalisme libéral, assigne un rôle clef aux institutions (incluant par exemple les traités, les lois etc…), focalisant sur une série de règles plutôt que sur les masses et la société en elle-même. Ce concept ignore le fait que les institutions peuvent être utilisées par certains états au détriment d’autres comme instrument de pression et d’oppression.
Même après une brève étude de ces trois concepts, il devient clair qu’ils traitent les gens comme facteur secondaire ayant bien moins d’importance que l’État et les bénéfices économiques de l’intégration, l’environnement externe, l’équilibre du pouvoir ou les institutions. Il semble que tout ceci n’est pas bien différent de l’étroitesse d’esprit et de pensée coloniale, par lesquels les peuples n’étaient vus que comme des ressources sans rôle indépendant et l’importance primordiale fut donnée à l’expansion, la maximisation du profit, la verticalité administrative etc…
Historiquement, les empires coloniaux furent construits sur le pillage des ressources des autres et sur la violation grave et la plus totale ds droits des autres peuples. Ce fut (NdT : et est toujours avec l’empire actuel anglo-américano-sioniste, nous ne vivons en rien dans un monde “post-colonial”, c’est ce que la pourriture d’en haut veut nous faire croire…) le parasitisme à l’échelle mondiale, qui au XXème siècle s’est transformé en néo-colonialisme, tout aussi fondé sur la veule exploitation et oppression d’autrui. La strate supérieure des empires coloniaux aimait à dépeindre des animaux monumentaux sur leurs armoiries, comme par exemple le lion ou l’aigle, mais de fait l’imagerie de parasites comme les puces, les poux ou les sangsues serait plus appropriée pour représenter les armoiries de l’aristocratie coloniale occidentale. Cette métaphore décrirait très bien l’essence de tels empires, qui ont littéralement siphonné les ressources de continents entiers et furent construits sur la veulerie, la corruption et l’exploitation sans fin.
Le concept de l’individualisme néolibéral est fondé sur exactement la même logique destructrice, qui est saturée rhétoriquement de slogans au sujet des “droits de l’Homme”, mais qui est en fait un outil ayant un objectif précis : l’atomisation de la société. Dans le cadre du paradigme néolibéral, un individu se transforme en un consommateur égoïste exclusivement piloté par ses propres intérêts, séparés du collectif ; ce qui veut dire que le sens de sa vie est flou et mis au rang d’une fonction économique impersonnelle. Ceci favorise grandement les élites corrompues, parce que des individus esseulés, incapables de s’unir ne peuvent pas accumuler suffisamment de forces pour combattre et vaincre leurs oppresseurs et exploiteurs. La très vaste majorité de la richesse s’accumule dans la haute strate minoritaire du haut de la pyramide, tandis que le reste de la population doit faire face non seulement aux problèmes économiques, mais aussi aux conséquences psychologiques négatives causées, par exemple, par la solitude, qui a atteint des records historiques dans bien des pays.
Y a t’il une alternative historique à cette logique destructrice de développement social exprimée dans le modèle occidental ? Une telle alternative existe certainement, et nous pouvons l’analyser en utilisant des exemples de la vie sociale historique de peuples de continents différents.
Par exemple, dans la culture Inuit (NdT ; ou “Eskimo”), qui s’est développée dans les rudes conditions du Cercle Polaire, l’individu et la communauté étaient très fortement interconnectés (NdT : comme dans absolument toutes les culture amérindiennes, les Inuits étant une nation parmi des centaines d’autres fonctionnant socialement dans une société non pyramidale à “chefferie sans pouvoir”, cf. Pierre Clastres). La chasse aux mammifères marins étaient menée collectivement ainsi que les activités de pêche, depuis les temps les plus reculés, cette société a mené des distributions collectives de nourriture où tous les membres de la communauté recevaient leur part équitable de tout ce qui avait été collecté. De la même manière, les terrains de chasse, les zones maritimes de pêche et de chasse et les zones de ponte des saumons furent toujours traditionnellement considérées comme propriété collective. Parfois dans certains endroits comme dans le nord du Groënland, la propriété collective s’étendait aux habitations conçues et mises en place pour de multiples familles. (NdT : noter ici que contrairement à ce que l’État veut faire croire, le fondement de la société n’est pas et ne fut jamais la famille, qui demande une reconnaissance institutionnelle d’une union et d’une descendance dans un cadre légal construit. L’origine de la société humaine dans son fonctionnement organique depuis l’ère paléolithique est le clan, la famille est le résultat de l’atomisation des clans et leur assimilation aux diktats étatico-marchands. Une société clanique est solidaire, elle peur fonctionner en communauté, une société basée sur la famille est atomisée et individualiste et est incapable de fonctionner communautairement…)
Parmi les peuples de Polynésie par exemple dans l’archipel de Tuvalu , la mer est considérée comme propriété collective où chaque membre de la communauté eut pêcher, collecter les coquillages, alors qu’il y a aussi une forme de propriété collective de la terre, de manière communale. Des foyers partagent des produits avec le reste de la communauté. Les activités de construction et les maisons communes sont organisées collectivement.
A travers le Sud global, de l’Afrique à l’Océanie en passant par l’Asie et l’Amérique Latine, on peut trouver des milliers d’exemple du comment le collectivisme a historiquement été bien plus important et bien plus développé. Dans le même temps, la communauté a eu historiquement des aspects socio-économiques et culturels. Le bien commun était compris comme le bien être de toute la communauté, c’est à dire, la sécurité et la provision de ressources pour chacun de ses membres. Bien sûr, à cause de facteurs naturels par exemple (désastres, sécheresse, inondations, épidémies), la communauté n’avait pas toujours la capacité des ressources, mais dans les temps difficiles, le mécanisme de l’entraide et de l’assistance mutuelle, était particulièrement actif et efficace. Il y avait un lien très étroit entre les personnes, manifesté entre autre par le travail d’équipe et une structure sociale fondée sur une série de règles qui maintenait en premier lieu le bien-être collectif.
La compréhension du concept du bien commun est très différent du modèle occidental, qui se focalise sur des indicateurs (croissance économique, maximisation du profit, contrôle des ressources, expansion de l’influence, etc…) plutôt que sur le peuple. Ceci est une différence clef fondamentale.
La croissance du PIB ne peut pas servir d’excuse à la difficulté économique des masses. La théorie du “libre marché” est incapable de justifier l’enrichissement de la frange supérieure de la pyramide des élites transnationales intoxiquées par le népotisme, la veulerie, la corruption et l’arrogance extrême. L’approche hypocrite, dans laquelle les véritables intérêts des gens sont remplacés par “l’expédience économique” ne bénéficiant qu’à la classe supérieure, mène inévitablement à l’établissement d’un régime cleptocratique et oligarchique sous une façade de “démocratie”. Dans de telles conditions, toutes sortes d’outils et de méthodes sont utilisés pour supprimer, diviser, fragmenter et exploiter les masses au plus large.
Les élites et grandes entreprises occidentales investissent dans le développement de nouvelles technologies seulement afin de les utiliser à leur enrichissement personnel et à totalement contrôler les masses. Mais les mêmes technologies, telle que les drones, l’IA etc, aux mains de mouvements de libération et des opprimés peuvent aussi devenir des outils pour une lutte juste d’émancipation. C’est pourquoi, le développement de la technologie dans le Sud Global devient si crucial afin d’empêcher les tentatives des puissances néocoloniales de monopoliser ces nouvelles technologies entre leurs mains.
La technologie est juste un outil entre les mains des gens. La différence clef réside dans les concepts de valeur sur lesquels repose chaque côté. Les oppresseurs modernes, les élites transnationales et leurs régimes politiques marionnettes, sont pilotés par la soif de profit, le maintien de leur pouvoir et la saisie de nouvelles ressources. Les peuples opprimés (NdT : c’est à dire essentiellement tout le monde…) sont pilotés par le désir de se protéger, ainsi que leur territoire et leurs ressources, des oppresseurs. Ceci est une bataille mondiale contre la tyrannie menée sur tous les fronts.
Il semblerait qu’une combinaison des valeurs du collectivisme (assistance mutuelle, un système juste de distribution des bénéfices, développement de la communauté, reconnaissance de l’importance capitale du bien commun) et des outils sous la forme d’un changement rapide des nouvelles technologies, pourrait devenir un modèle efficace capable de rejeter les concepts imposés par l’establishment occidental.
En utilisant l’exemple des conflits militaires modernes, nous voyons à quel point est efficace la combinaison de valeurs de justice et des outils technologiques. Les missiles balistiques modernes iraniens sont devenus de puissantes armes dans la bataille entre l’impérialisme américain (NdT : anglo-américano-sioniste de fait…).Les drones de la résistance libanaise ont démontré de grands succès sur le champ de bataille de la résistance à l’occupation sioniste et sont devenus des éclairs tombant du ciel, foudroyant la technologie ennemie, son équipement et son personnel. Ce sont des exemples montrant la technologie comme étant devenue un moyen efficace de résistance aux agresseurs impérialistes.
= = =
Lectures complémentaires :
Manifeste pour la société des sociétés
This entry was posted on 1 octobre 2026 at 2:01 and is filed under actualité, altermondialisme, autogestion, colonialisme, crise mondiale, documentaire, guerres hégémoniques, guerres imperialistes, militantisme alternatif, neoliberalisme et fascisme, politique et social, résistance politique, science et nouvel ordre mondial, sciences et technologies, technologie et totalitarisme, terrorisme d'état with tags désobéissance civile, dictature technotronique, dissidence a l'oligarchie, dissidence au nouvel ordre mondial, guerre contre le terrorisme d'état, guerres imperialistes, résistance politique, technologie dictature, terrorisme d'état. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.


3 hour_ago
52





























.jpg)






French (CA)