A moins d’un mois des élections de mi-mandat, c’est une des courses les plus serrées dans la bataille pour le Sénat américain. Et elle a lieu loin, très loin de Washington. En Alaska, à plus de 5000 kilomètres du centre du pouvoir, le républicain sortant Dan Sullivan, un fidèle de Donald Trump, affrontera la démocrate Mary Peltola, un des profils les plus atypiques de son parti, le 3 novembre prochain. Le mantra de cette dernière? Un étonnant «Fish, Family, Freedom» (en français, «Poisson, Famille, Liberté») qui apparaît en majesté sur son site de campagne et qu’elle associe au slogan «Alaska First». «Je n’ai rien de commun avec les autres candidats (démocrates)», a récemment déclaré la principale intéressée au New York Times. Ses équipes revendiquent même son manque de fidélité à la ligne de son parti.
Mary Peltola, 53 ans, défend le port d’armes et l’extraction de gaz et de pétrole dans son Etat, mais aussi le développement des énergies renouvelables et l’avortement. Elle promet de s’attaquer au «système corrompu à Washington DC» où «les membres du Congrès défendent leurs propres intérêts et ceux des milliardaires qui les soutiennent». «Personne des Lower 48 (les 48 Etats contigus du territoire américain, ndlr) ne viendra nous sauver», déclare-t-elle dans une vidéo, dans laquelle elle dénonce aussi les prix exorbitants qui prennent à la gorge les habitants des contrées reculées qu’elle souhaite représenter, davantage que partout ailleurs.


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