Elle est bien préparée et déterminée. Un peu tendue. Ou peut-être simplement très concentrée. Elisabeth Baume-Schneider nous reçoit dans une salle de son département. En ces jours où l’automne nous rattrape, elle enchaîne les interviews et ne ménage pas ses efforts pour convaincre la population d’accepter le financement de la 13e rente AVS. Pour la première fois cette année, plus de 2 millions et demi de retraités toucheront un 13e versement, comme l’ont décidé les Suisses en 2024. Mais Elisabeth Baume-Schneider nous recadre d’entrée et elle insiste: il ne s’agit pas d’un cadeau de Noël. Le oui de mars 2024, rappelle-t-elle, parlait avant tout de pouvoir d’achat et de dignité. Rien à voir avec un paquet sous le sapin.
Quelles que soient les raisons du oui de l’époque, il s’agit aujourd’hui de faire valider son financement devant le peuple. Or, les Suisses semblent beaucoup plus frileux au moment d’ouvrir leur porte-monnaie qu’ils ne l’étaient quand ils ont accepté une rente supplémentaire, du moins si l’on en croit le premier sondage SSR, qui place le non légèrement en tête. La campagne de 2024 aurait-elle dû mieux annoncer la facture? La ministre refuse le procès des initiants: «Il ne m’appartient pas de dire ce qu’ils ont dit ou pas.» Elle constate surtout que les opposants rejouent le débat d’il y a 2 ans, alors que le Conseil fédéral avait lié la prestation à son financement dès mai 2024.


3 hour_ago
84























.jpg)






French (CA)