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DÉCRYPTAGE - Le parquet sud-coréen a requis la peine capitale mardi 13 janvier contre l’ancien président Yoon Suk-yeol, accusé d’avoir tenté d’instaurer la loi martiale en décembre 2024. Mais le pays est abolitionniste de facto, puisque aucune exécution n’a eu lieu depuis 1998.
Les États-Unis ne sont pas le seul pays démocratique à maintenir la peine de mort. Mardi 13 janvier, le parquet sud-coréen a requis la peine capitale contre l’ancien président Yoon Suk-yeol, accusé d’avoir tenté d’instaurer la loi martiale en décembre 2024. Un événement dans l’histoire politique récente du pays, puisque les dernières exécutions remontent à la toute fin de l’année 1997. Elles avaient concerné 23 personnes, pendues simultanément dans cinq prisons différentes pour des meurtres, des viols et des vols, selon une brève d’époque du quotidien The Korea Herald.
Depuis vingt-huit ans, la Corée du Sud est donc considérée comme abolitionniste de facto, c’est-à-dire que la peine de mort est inscrite dans la législation, mais elle n’est pas appliquée. C’est ainsi que le pays est répertorié sur le site de l’ONG Amnesty International. Il avait pourtant exécuté un total de 920 personnes depuis 1948, année de son indépendance, selon les données officielles. Soit par pendaison, soit par peloton…


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