Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Plus de 6 000 gouffres se sont ouverts au bord de la mer Morte : ce qui fait céder le sol n’est ni les séismes du rift ni l’érosion des vagues

5 hour_ago 52

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Il y a quelque chose de vertigineux à imaginer qu’une mer puisse mourir d’assèchement au beau milieu d’un désert où l’eau est pourtant la ressource la plus précieuse. C’est pourtant exactement ce qui se produit au bord de la mer Morte, ce lac salé niché entre Israël, la Cisjordanie et la Jordanie, et qui détient le record de l’endroit le plus bas de la surface terrestre. Depuis plus de soixante ans, ses rives reculent inexorablement, et le sol qui l’entoure s’effondre littéralement sous les infrastructures humaines. Routes éventrées, plages fermées, vergers engloutis : le paysage ressemble de plus en plus à un champ de mines géologique, où chaque pas peut révéler un cratère insoupçonné. La cause de ce désastre silencieux n’a rien de mystérieux, elle tient en un mot : le Jourdain, ce fleuve mythique dont les eaux sont captées avant même d’atteindre la mer Morte.

À retenir

  • Le détournement du Jourdain depuis 1964 a réduit son débit de plus de 90 %, privant la mer Morte de l’essentiel de son eau.
  • La baisse du niveau de la mer Morte permet à l’eau douce de dissoudre les couches de sel souterraines, créant plus de 6 000 dolines côté israélien.
  • La mer Morte recule d’environ un mètre par an, ayant déjà perdu un tiers de sa superficie depuis les années 1960-1970.

Un fleuve vidé de 90 % de son eau en soixante ans

Pour comprendre l’ampleur du phénomène, il faut remonter à 1964, année où Israël a mis en service son National Water Carrier, un système d’aqueducs destiné à acheminer l’eau du lac de Tibériade vers les zones agricoles du sud du pays. La Jordanie et la Syrie ont rapidement emboîté le pas en détournant elles aussi une partie du cours du Jourdain pour leurs propres besoins en irrigation et en eau potable. Résultat : le débit du fleuve, qui avoisinait les 1 300 mètres cubes par seconde dans les années 1960, est tombé à environ 300 mètres cubes par seconde au début des années 2000. C’est une chute vertigineuse, qui représente une perte de plus de 90 % du débit originel.

Face aux critiques, Israël a tenté un geste de bonne volonté depuis 2013, en relâchant environ 9 millions de mètres cubes d’eau par an depuis le barrage de Deganya, situé au sud du lac de Tibériade. Un volume qui paraît conséquent sur le papier, mais qui reste dérisoire comparé aux besoins réels de la mer Morte pour stabiliser son niveau. C’est un peu comme essayer de remplir une baignoire percée avec un verre d’eau : le geste est louable, mais il ne suffit clairement pas à compenser des décennies de prélèvements massifs.

L’eau douce qui dissout le sel enfoui sous la mer Morte

Ce qui rend la situation particulièrement inquiétante, c’est le mécanisme géologique insidieux qui s’est mis en place à mesure que le niveau de la mer Morte baissait. Le sol qui borde le lac renferme en effet d’épaisses couches de sel, accumulées au fil des millénaires lorsque les eaux salées recouvraient des zones aujourd’hui exondées. Tant que la mer Morte conservait son niveau historique, ces couches restaient stables, protégées par la pression de l’eau environnante.

Mais à mesure que le niveau recule, de l’eau douce venue des nappes souterraines s’infiltre dans ces anciennes poches de sel et les dissout progressivement, un peu à la manière d’un sucre qui fond dans un verre d’eau. Ce processus crée des cavités souterraines invisibles depuis la surface, qui finissent tôt ou tard par s’effondrer sur elles-mêmes. C’est précisément ce phénomène de dissolution qui explique pourquoi la privation du Jourdain ne se contente pas de faire reculer la mer Morte : elle fragilise aussi tout le sol qui l’entoure, transformant chaque parcelle de terrain en zone à risque.

Des milliers de cratères qui avalent routes et vergers

Les conséquences de cette dissolution souterraine sont aujourd’hui parfaitement visibles le long des rives occidentales de la mer Morte, côté israélien. Plus de 6 000 dolines y ont été recensées, ces cratères qui apparaissent brutalement, sans aucun signe annonciateur, et qui peuvent atteindre plusieurs mètres de large pour plusieurs dizaines de mètres de profondeur. Le phénomène, apparu dès la fin des années 1980, s’est considérablement amplifié depuis, au point de rendre certaines zones totalement impraticables.

Des sites touristiques emblématiques comme les plages d’Ein Gedi et de Mineral Beach ont dû fermer leurs portes, incapables de garantir la sécurité des visiteurs face à ce sol capricieux. Des routes entières se sont effondrées du jour au lendemain, et des vergers cultivés depuis des générations ont tout simplement disparu, engloutis par des trous béants. Le géologue régional Hanan Ginat, qui étudie de près ce phénomène, a confirmé ce recul moyen d’un mètre par an sur la rive occidentale, un chiffre qui donne la mesure de l’urgence. Fait révélateur, selon un expert cité par l’organisation EcoPeace, on compte dix fois moins de dolines côté jordanien que côté israélien, une différence qui s’explique notamment par les volumes d’eau douce prélevés de part et d’autre de la frontière.

Une mer qui recule d’un mètre par an, sans retour possible

Les chiffres globaux donnent le vertige quand on les met bout à bout. Depuis les années 1960-1970, la mer Morte a perdu environ un tiers de sa superficie et près de 28 % de sa profondeur par rapport aux niveaux mesurés dans les années 1970. Une érosion continue, implacable, qui redessine année après année la carte de cette région pourtant chargée d’histoire et de symboles.

Le plus préoccupant reste la trajectoire que prend ce déclin. Selon le ministère israélien de la Protection de l’environnement, la baisse d’un mètre par an devrait se poursuivre jusqu’à ce que le lac n’atteigne plus que les deux tiers de sa taille actuelle, et 80 % de cette perte est directement attribuée au détournement du Jourdain. Autrement dit, privée de l’essentiel de son fleuve nourricier, la mer Morte continue de reculer, laissant derrière elle un sol gorgé de cavités invisibles qui attendent, tôt ou tard, de céder sous le poids d’une route, d’une plage ou d’un verger.

Face à ce constat, difficile de ne pas voir dans la mer Morte le symbole d’un paradoxe bien plus large, celui de régions arides où l’eau, ressource vitale par excellence, devient aussi l’instrument involontaire d’une transformation géologique irréversible. Les quelques millions de mètres cubes relâchés chaque année depuis le barrage de Deganya ne pèsent guère face à l’ampleur du phénomène, et tant que les besoins agricoles continueront de primer sur l’équilibre du fleuve, le sol continuera de s’effondrer, discrètement, sous les pieds de ceux qui vivent et travaillent sur ces rives millénaires.

Brice L.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il collabore avec Sciencepost depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway