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Le président français a entamé ce mardi une visite de trois jours au Japon. Il doit notamment aborder avec la première ministre Sanae Takaichi la guerre au Moyen-Orient et ses impacts économiques.
L’avion d’Emmanuel Macron a atterri à Tokyo sous une pluie battante et de fortes rafales de vent ce mardi. Le président va passer trois jours dans l’archipel afin de renforcer les partenariats franco-japonais dans le nucléaire civil et l’innovation technologique et spatiale. Sa visite officielle est aussi percutée par la guerre au Moyen-Orient.
Le président français a atterri à Tokyo peu avant 17h30 locales (8h30 GMT) avant une soirée dédiée à la culture populaire nippone et une rencontre prévue avec Kunihiko Moriguchi, peintre réputé de kimonos. Les échanges économiques et politiques auront lieu mercredi tandis que le couple présidentiel déjeunera avec l’empereur Naruhito et l’impératrice jeudi.
S’il s’agit de son quatrième déplacement dans l’archipel, c’est la première fois qu’Emmanuel Macron s’y rend pour une visite pleinement consacrée aux relations avec le Japon. Et ce sera mercredi son «premier entretien à part entière» avec la première ministre japonaise Sanae Takaichi, après un échange en marge du G20 à l’automne, a relevé un responsable de la diplomatie japonaise.
Volonté d’«apaisement rapide de la situation en Iran»
Ce responsable a évoqué, parmi les attentes, «la poursuite des communications en vue d’un apaisement rapide de la situation en Iran». «La crise au Moyen-Orient sera au cœur de nos échanges», a confirmé la présidence française avant le voyage. Les deux dirigeants discuteront de la «façon dont on peut essayer de trouver des solutions communes», a-t-elle ajouté, insistant sur une possible coopération autour d’une initiative française pour rallier une coalition de «volontaires» sur le sujet du détroit d’Ormuz.
Le conflit déclenché il y a un mois par les États-Unis et Israël contre l’Iran et la riposte de Téhéran ont provoqué le blocage de facto de cet étroit passage maritime dans le Golfe par lequel transite, en temps normal, une grande part du pétrole produit au Moyen-Orient. Or, le Japon dépend de cette région pour 95% de ses importations de brut, une problématique qui se retrouve aussi en Corée du Sud, où Emmanuel Macron doit se rendre ensuite jeudi et vendredi. Ces deux pays asiatiques ont signé avec une vingtaine d’autres, dont la France, une déclaration d’États se disant «prêts à contribuer aux efforts» pour accompagner la réouverture du détroit, mais quand les armes se seront tues.


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