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«La hausse des cours du pétrole induirait un prélèvement sur le pays de l’ordre de 0,2 à 0,3 point de PIB en 2026», calculent les experts de l’institut.
Passer la publicité Passer la publicitéCoup de chaud pour l’économie française. Dans sa dernière note de conjoncture, publiée ce mercredi, l’Insee confirme le constat de la Banque de France, en publiant une prévision de croissance faible pour cette année. Et ce, en raison du conflit au Proche-Orient, qui est venu «percuter» l’économie européenne et renforcer l’inflation.
Selon les statisticiens nationaux, la crise a engendré une «flambée des hydrocarbures» qui risque de porter l’inflation à 2,7% en décembre, une fois ses effets répercutés à travers l’économie. Dans ce contexte, «la hausse des cours du pétrole induirait un prélèvement sur le pays de l’ordre de 0,2 à 0,3 point de PIB en 2026», calculent les experts. Un «choc négatif nettement plus faible que celui de 2022», au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine. La consommation des ménages en ressortirait plombée, mais la résilience du secteur industriel permettra à l’économie tricolore de rebondir au deuxième trimestre, «à contretemps de l’économie mondiale», avant de connaître une «croissance médiocre au second semestre (+0,1% par trimestre)».
Sur l’année, l’Insee s’attend donc à une croissance de 0,7%, légèrement plus dynamique que celle prévue par la Banque de France. Dans ses propres projections macroéconomiques, publiées la veille, l’institution bancaire centrale table sur une progression de l’activité économique de 0,5%. Cette prévision pessimiste est d’autant plus frappante qu’elle a été révisée à la baisse, de 0,4 point par rapport à la précédente projection de mars.


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