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Le successeur d’Anne Hidalgo a notamment fait adopter son plan d’action à 20 millions d’euros destiné à protéger les enfants dans le périscolaire, secoué par un scandale de violences sexuelles.
Élu il y a trois semaines, le nouveau maire socialiste de la capitale, Emmanuel Grégoire, a reçu mardi le feu vert du Conseil de Paris, réuni en session extraordinaire, pour mettre en œuvre les chantiers présentés comme prioritaires durant sa campagne. Le successeur d'Anne Hidalgo a fait adopter son plan d'action à 20 millions d'euros destiné à protéger les enfants dans le périscolaire, secoué par un scandale de violences sexuelles. Il prévoit une série de «mesures d'urgence», à commencer par une simplification de la chaîne de signalement et la mise en place d'une cellule d'écoute dédiée.
La ville s'engage à une «transparence totale» envers les familles en leur restituant l'intégralité des conclusions des enquêtes administratives. «Chaque violence sur enfant donnera lieu sans délai à une suspension conservatoire de l'agent concerné», qui ne pourra pas «retravailler auprès d'enfants à la ville de Paris», a prévenu Emmanuel Grégoire. Le maire entend investir «massivement» dans la formation des agents en ouvrant notamment une «école du périscolaire» pour professionnaliser une filière très précarisée. Il va également réunir une «convention citoyenne sur les temps de l'enfant», chargée de réfléchir au maintien ou non de la semaine de 4,5 jours d'école en vigueur à Paris depuis 2013. Ses conclusions seront remises en juin.
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Autre sujet, la Ville de Paris, où les prix d'achat et les loyers atteignent des niveaux stratosphériques, va quasiment doubler l'an prochain la nouvelle taxe sur la vacance des locations (TVLH) qui entre en application au 1er janvier 2027. La capitale compte quelque 300.000 logements vacants et résidences secondaires, tandis que 40% des logements privés sont détenus par des propriétaires d'au moins cinq bien immobiliers. La TVLH passera de 17% à 30% de la valeur locative cadastrale (VLC) au bout d'une année de vacance, et de 34% à 60% de la VLC au bout de deux ans de vacance.
Une brigade de «protection du logement»
L'exécutif, qui appelle les propriétaires à remettre leur bien en location ou à le vendre pour éviter cette taxe, promet pour cela des mesures d'accompagnement. En parallèle, différentes équipes seront regroupées au sein d'une nouvelle «brigade de protection du logement» d'environ 150 personnes. Cette brigade sera chargée de renforcer les contrôles en matière de lutte contre les meublés de tourisme illégaux, l'habitat insalubre, les marchands de sommeil, la prévention des expulsions ainsi que pour le respect de l'encadrement des loyers.
Le maire s'engage par ailleurs à créer 4000 nouvelles places d'hébergement d'urgence pour pouvoir respecter sa promesse de campagne que «zéro enfant» ne dorme à la rue l'hiver prochain. Environ 4000 personnes sont actuellement «sans solution d'hébergement» dans la capitale (+10% en un an), a rappelé Emmanuel Grégoire, pointant la «carence structurelle de l'État». Avec les places existantes, ce sont près de 7000 places au total qui seront financées par la ville, assure-t-il. Il va notamment proposer à l'État l'ouverture d'un lieu de mise à l'abri «modulable» avec une capacité d'accueil de 500 places, sur le modèle de la «bulle humanitaire» déployée de 2016 à 2020. La ville se saisira aussi de «chaque opportunité foncière (anciens lycées, collèges, écoles, crèches) pour y développer des sites de mises à l'abri provisoires ou pérennes». «L'action de la ville est complémentaire mais ne se substituera pas à celle que doit assumer l'État», prévient la mairie.
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Enfin, Emmanuel Grégoire a désormais le feu vert pour renouer le dialogue avec le PSG en vue de son maintien dans le Parc des Princes, après des mois de tensions entre le président du club, Nasser Al-Khelaïfi, et l'ancienne maire, Anne Hidalgo, opposée à la vente. Le club resterait dans le stade du 16e arrondissement «grâce à la vente et/ou le bail longue durée, dans le cadre d'un projet d'aménagement de la Porte des Princes», entre la porte de Saint-Cloud et la porte d'Auteuil.
Les recettes seront «intégralement mises au service du développement du sport de proximité, de la construction, de la rénovation des équipements sportifs», ainsi que du projet de réaménagement urbain, a assuré Emmanuel Grégoire, promettant qu'il n'y aurait pas de centre commercial. Il devra rendre des résultats de ses pourparlers au Conseil de Paris pour que l'assemblée tranche in fine.


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