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Par Le Figaro avec AFP
Le 11 mai 2026 à 23h01
L’intersyndicale dénonce la «politique de répression de la municipalité», qui a annoncé un plan de 20 millions d’euros contre les violences sexuelles dans le périscolaire.
Passer la publicité Passer la publicitéLes animateurs des quelque 620 écoles parisiennes sont appelés à la grève jusqu'au 22 mai par l'intersyndicale de la filière, en colère notamment contre «la politique de répression» de la municipalité face au scandale des agressions sexuelles dans le périscolaire.
Le nouveau maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a rencontré lundi soir les parents d'élèves de l'école Saint-Dominique dans le VIIe arrondissement, l'un des épicentres de la crise parisienne, où les signalements se sont multipliés ces derniers mois. L'édile ne s'est pas exprimé à l'issue de la rencontre.
Dès ce lundi, les agents de la ville se sont mis en grève dans «plusieurs dizaines d'écoles», a indiqué Nicolas Léger du Supap-FSU, l'un des sept syndicats à l'origine du mouvement. Il anticipe «qu'au plus fort» du mouvement, le 19 mai, à l'ouverture du premier Conseil de Paris ordinaire d'Emmanuel Grégoire, «environ 200 écoles» seront affectées par la grève. Interrogée, la ville n'a pas donné d'information sur la participation.
Lire le dossier Violences sexuelles dans le périscolaire à Paris : notre dossier pour tout comprendre
«Climat de suspicion généralisée»
L'intersyndicale dénonce la «politique de répression de la municipalité», qui a annoncé un plan de 20 millions d'euros contre les violences sexuelles dans le périscolaire.
Depuis début 2026, 78 agents de la ville ont été suspendus dans les écoles parisiennes, dont 31 pour des suspicions de violences sexuelles. Les syndicats dénoncent «la suspension automatique de tout agent au moindre signalement», qui a touché «plus de 100 agents» depuis début 2026.
Dans leur tract, ils pointent un «climat de suspicion généralisée», un «non-respect des procédures et du droit à se défendre», ainsi que «l'absence de moyens supplémentaires pour en finir avec le sous-effectif chronique» de la filière, où la grande majorité des 14.000 animateurs sont vacataires.
«Situations surréalistes»
Lors d'une réunion la semaine dernière, la mairie s'est néanmoins «engagée à revenir sur les suspensions automatiques qui ne concernent pas les violences sexuelles», a relevé Nicolas Léger.
«Ils ont reconnu être allés trop loin dans les sanctions contre les “violences éducatives ordinaires.” On en est arrivés à des situations surréalistes, où des animateurs ont par exemple été suspendus après avoir attrapé un enfant par le bras pour l'empêcher d'entrer dans une bagarre», a détaillé le responsable syndical.
Le mot d'ordre de grève est néanmoins maintenu jusqu'au 22 mai car «la mairie n'a pas avancé d'un iota concernant nos revendications sur la déprécarisation de la filière», notamment la création d'un corps de catégorie A pour les directeurs de périscolaire.


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