NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
De petites municipalités comme Percé veulent interdire les vols à basse altitude d'aéronefs comme les hélicoptères. Le village touristique veut ainsi s'inspirer d'une municipalité comme Saint-Tite qui est plus stricte avec les vols d'hélicoptères durant son traditionnel festival western.
La ville gaspésienne a fait une demande de restriction aérienne à Transports Canada pour limiter, durant l'été, les vols à un minimum de 3000 pieds d'altitude dans un rayon de 4.6 kilomètres autour du village touristique.
La restriction de vol s'étendrait donc au-dessus du rocher Percé et de l'île Bonaventure.
Actuellement, selon le règlement de l’aviation canadien (RAC), les hélicoptères peuvent voler à une altitude de 500 pieds dans une zone qui n’est pas habitée et à 1000 pieds dans une zone habitée.
C’est l'atterrissage d'urgence d'un hélicoptère en août 2024, dans un champ, près de la rue Biard, qui a été l'élément déclencheur pour le conseil municipal qui a adopté à sa dernière séance municipale une résolution pour demander un NOTAM, “Notice to Airmen”, soit un avis aux navigants.

Le maire de Percé, Daniel Leboeuf, estime que les vols d'aéronefs à basse altitude représentent une menace pour les touristes et les résidents du cœur du village touristique, puisqu'ils ne peuvent planer vers un champ dégagé et éloigné des maisons en cas d'urgence.
Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares
La Ville avait fait la même demande en mars dernier, mais n'avait obtenu aucun retour du fédéral. On commence à remarquer des infractions d’aéronefs de toutes sortes., observe le maire, des hélicoptères, mais aussi des parapentes motorisés et même des mini-hélicoptères, que tu peux acheter sur Amazon, qui volent au-dessus du village. Donc s’ils s’écrasent en plein été, sur un hôtel... Le danger et les risques sont élevés!

Le rocher Percé et le village touristique attirent pas moins de 500 000 visiteurs durant l'été.
Photo : Radio-Canada / Martin Toulgoat
Cette demande de restriction aérienne reçoit l’appui de la direction du parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé.
L’île est un refuge reconnu pour les oiseaux migrateurs et protégé par le fédéral depuis 1918. L'endroit compte la plus importante colonie de fous de Bassan en Amérique du Nord.
Légalement, il est interdit de se poser et d'entrer en vol dans un périmètre de 1 km autour du rocher et de l’île Bonaventure. Voler à moins d'une altitude de 1 km, donc de 3281 pieds, est interdit dans ce périmètre.

Le directeur du Parc national de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé, Rémi Plourde, explique qu'il faut protéger l'île des perturbations qui peuvent avoir un impact sur la colonie de fous de Bassan.
Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose
Les oiseaux qui nichent sont en pleine période de reproduction, donc toutes perturbations va avoir un impact sur leur niveau de reproduction, explique le directeur du parc, Rémi Plourde.
Il faut toujours comprendre que notre mandat à nous de protection et de conservation est là pour que le milieu naturel soit protégé et reste intégral.
Cette résolution de la Ville est saluée par Danielle Beaudin qui habite le village touristique à l’année. On le voit l’été, quand on est sur les plages, ce n’est vraiment pas agréable pour un lieu qui, en principe, est un lieu de conservation et un arrondissement naturel, croit-elle.

Danielle Beaudin ajoute qu'il y a clairement un enjeu de sécurité l'été alors que tous les endroits sont occupés par les touristes.
Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares
L'ex-pilote d'hélicoptère pour les Forces armées canadiennes et expert en aviation, Pierre St-Cyr, estime qu'il est légitime, pour les plus petites municipalités, d'exiger des couloirs aériens restrictifs, comme le font de plus grosses villes comme Montréal.
L'homme pilote toujours comme civil et dénonce notamment le peu d'heures de formation et d'heures de vol exigées, tant pour obtenir une licence de pilote que pour la garder.
La restriction demandée par Percé serait valide pour 90 jours et toucherait à la fois les pilotes privés, mais aussi les entreprises qui offrent des vols touristiques comme Passport Hélico.
Pierre St-Cyr donne l'exemple de Montréal : Donc les gens viennent à Montréal, veulent aller voir le Stade olympique, il y a des couloirs aériens d’établis et le contrôleur aérien est très conscient, quand un appareil arrive, qu’il va prendre le couloir A ou B à telle altitude et à telle vitesse et ça, c’est réglementé.
La Ville de Percé, pour ne pas perdre cet attrait-là, peut arriver avec une solution gagnant-gagnant.

Des résidents de Percé sont dérangés par les tours d'hélicoptère qu'offre l'entreprise Passport Hélico.
Photo : Radio-Canada
Il juge que le NOTAM est la meilleure solution, pour les municipalités, de gérer le trafic aérien, surtout dans des endroits touristiques comme Percé.
Le maire de Percé ajoute que tu voles, à 1000, 2000 ou 3000 pieds, le rocher Percé, tu vas le voir pareil!
Réglementation stricte, mais peu de surveillance
L’expert Pierre St-Cyr explique que la réglementation générale de Transports Canada, ajoutée aux restrictions aériennes que peuvent demander les municipalités, est stricte dans l’encadrement des vols privés d’hélicoptères dans les zones urbaines.
Par contre, un pilote peut demander à tout moment l'autorisation à un propriétaire d'atterrir sur son terrain, même dans une zone touristique comme Percé.
Il reconnaît que Transports Canada n’a pas les effectifs pour faire de la surveillance.
Ce n’est pas une police qui est à l’affût en permanence, qui fait des patrouilles et observe les comportements des pilotes. Dans la majorité des cas, ce sont des situations rapportées par des témoins qui identifient l’hélicoptère et qui disent, on a vu, par exemple, un appareil qui a fait une manœuvre dangereuse et là, Transports Canada va mener une enquête, précise Pierre St-Cyr.
Il cite en exemple un pilote qui s'est posé dans un endroit interdit à Magog et qui a reçu une amende de 20 000 $.
Un hélicoptère s’est même posé dans le passé sur l’île Bonaventure. La direction du parc national compte sur les visiteurs et les résidents pour dénoncer les vols à trop basse altitude.
Depuis quelques années, quand il y a un avion, par exemple, qui vole trop bas, je vous assure que le téléphone sonne au bureau, explique Rémi Plourde. Le parc peut alors ouvrir une enquête.

À Percé, les vols d'hélicoptères offerts aux touristes décollent et atterrissent à l'extérieur du village, mais tout près de maisons.
Photo : Radio-Canada
Pouvoir se poser un peu partout
Contrairement à un avion qui doit se poser sur une piste d’atterrissage, un hélicoptère offre la liberté d’atterrir n’importe où, même si un plan de vol doit être déposé pour un trajet entre Montréal et Percé, par exemple.
Des pilotes privés auraient défié les lois en place l’été dernier, selon le maire de Percé.
On a vu des hélicoptères atterrir en plein cœur du village pour aller manger dans un restaurant, parfois avec l’autorisation du propriétaire du terrain, parfois non, et j’ai même vu des parapentes se promener à très basse altitude. Je n’ai pas d’altimètre, mais je pouvais voir la couleur de leurs souliers, explique Daniel Leboeuf pour démontrer l’urgence d’agir.
Percé compte aussi sur l'appui du député fédéral de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine-Listuguj, Alexis Deschênes, pour faire pression sur Ottawa afin que cette fois-ci soit la bonne et que Transports Canada accorde cette restriction de vol à temps pour la prochaine saison touristique.


4 month_ago
40


























.jpg)






French (CA)