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M6 lance la diffusion de la 22e saison de son jeu d’aventures animé par Stéphane Rotenberg entre le Népal, la Chine et la Thaïlande.
Passer la publicité Passer la publicitéÀ l’instar de « Top Chef », « L’amour est dans le pré » ou encore « La France a un incroyable talent », « Pékin Express » fait partie des valeurs sûres qui occupent les grilles de M6 depuis plusieurs années. « Ces programmes durent parce qu’ils se renouvellent avec des équipes de production qui se remettent en question en permanence », analyse Pierre-Guillaume Ledan en se réjouissant du succès du jeu d’aventures sur la plateforme M6+. « Il fait partie des plus consommés avec plus de 900 000 téléspectateurs supplémentaires à chaque épisode », révèle le responsable des programmes de flux du groupe M6.
Comme toutes les recettes télévisuelles qui fonctionnent, remettre en avant les ingrédients qui subliment la saveur d’un format vieux de plus de vingt ans reste une stratégie judicieuse. Après une édition tournée pour la première fois dans le froid des hauts-reliefs du Kazakhstan, les équipes de production de « Pékin Express » dirigées par Thierry Guillaume ont senti la nécessité de « revenir à l’esprit original » du programme.
Road trip contre-la-montre
Créateur du jeu en 2004, le producteur belge Ludo Poppe s’était demandé de quelle manière il allait pouvoir se démarquer de la concurrence de formats comme « Koh-Lanta » et « The Amazing Racing ». « Qu’est-ce qu’était l’aventure pour moi ? C’était de ne pas savoir où j’allais dormir le soir même. C’est devenu l’idée maîtresse de “Pékin Express” », a-t-il raconté à la Société des auteurs de jeux. Dix binômes avec 1 euro en poche chacun par jour sont envoyés dans un pays lointain pour un road trip contre-la-montre parsemé d’épreuves éliminatoires. Et des nuits improvisées chez l’habitant. Toujours dans l’idée de se singulariser, Ludo Poppe avait choisi le trajet du Transsibérien, entre la place Rouge à Moscou et la place Tiananmen à Pékin, comme terrain de jeu. D’abord lancé aux Pays-Bas et en Belgique sous le nom de « Peking Express », le format avait été adapté en Allemagne, en Suède, en Norvège, au Danemark, puis en France en 2006, où le succès est devenu le plus important.
Sans aide numérique, les vingt nouveaux candidats de la saison 22 de « Pékin Express » ont dû se débrouiller « à l’ancienne » pour s’orienter et communiquer de Katmandou au Népal jusqu’à Bangkok en Thaïlande en passant par la province de Yunnan en Chine. « C’est la saison de la déconnexion. C’est le retour de la barrière de la langue et des candidats qui se perdent et se reperdent, résume l’animateur Stéphane Rotenberg. Tout le monde se demande aujourd’hui ce qu’il ferait sans son smartphone, alors que les plus anciens d’entre nous le savent mais l’ont oublié. » Revenir à l’utilisation d’une carte routière en papier et d’une boussole dans un pays inconnu a redonné au jeu sa saveur originelle. « Les candidats ont été surpris, et c’est quelque chose que nous allons conserver pour les prochaines saisons, assure Thierry Guillaume. Notre principale crainte n’était pas qu’ils se perdent mais que les chauffeurs refusent de les emmener sans s’aider de leur GPS. » La production y a veillé : tout le monde a joué le jeu.


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