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Par Paulin Césari, pour Le Figaro Magazine
Le 15 mars 2026 à 16h00

LA MINUTE PHILO - Lors de son allocution télévisée du 3 mars dernier, le président de la République avait placé en évidence sur son bureau une anthologie du poète chilien, dont l’un des thèmes de prédilection est la déréliction. Emmanuel Macron verrait-il quelque parenté entre les souffrances du poète et les siennes ?
Passer la publicitéLe 3 mars, Emmanuel Macron a donné aux citoyens son point de vue sur la guerre en cours au Moyen-Orient. Sur son bureau, quelques objets étaient exhibés. Parmi eux, une anthologie d’un poète chilien, Pablo Neruda, titrée Résider sur la terre. Lire de la poésie n’est pas chose commune.
Qui s’y livre et le fait savoir espère sans doute acquérir ainsi considération et distinction. La trivialité de telles motivations ne peut au mieux susciter qu’une éphémère compassion. En revanche, le choix d’une anthologie titrée Résider sur la terre mérite examen. Qui a lu Pablo Neruda sait qu’il a toujours ému les adolescents pubères en faisant de la déréliction l’un de ses thèmes de prédilection. La déréliction, autrement dit l’angoisse, la solitude, l’abandon, l’exclusion, le rejet, le déracinement, vécus par un homme devenu étranger au monde et à lui-même, donc inapte à « résider » dans l’un comme dans l’autre.
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Emmanuel Macron verrait-il quelque parenté entre les souffrances du poète et les siennes ?…


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