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ENTRETIEN - Dans son premier roman, Plouc story (Fayard), l’essayiste et chroniqueur explore la France des oubliés à travers l’histoire d’un Rastignac du XXIe siècle qui quitte son patelin de province pour devenir influenceur à Paris.
LE FIGARO MAGAZINE. - En exergue de votre roman figurent ces phrases. «Ce roman est une fresque sociale. Ce sont des vies, des joies, des misères, des itinéraires, depuis la France des ploucs.» Pourquoi cet exergue ?
Paul MELUN. - Oui, j’ai choisi le terme « ploucs », dont je connais l’acception péjorative et la brutalité pour mieux souligner le mépris dont font l’objet ceux que je portraitise dans mon livre. Je crois utile, parfois, de reprendre les mots injurieux ou blessants pour les retourner, comme une arme défensive, contre ceux qui les emploient. En d’autres termes, si la France rurale, paysanne, est caricaturée, moquée ou méprisée – comme c’est le cas depuis des décennies, avec ses accents et ses traditions –, autant reprendre d’emblée le terme de l’adversaire : cela permet de conjurer le sort. Le but de ce livre est de donner une vision différente de « la France des ploucs », d’en montrer les vies, les rêves et parfois les tragédies. Trop de gens la présentent…


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