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Pas question de relancer le projet de route Maniwaki-Témiscamingue, réitère la MRC

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La MRC de Témiscamingue réitère sa ferme opposition au projet de compléter la route reliant Maniwaki au sud du Témiscamingue.

Le projet, vieux de plusieurs décennies, a refait surface après que le maire de cette municipalité de la Vallée-de-la-Gatineau ait manifesté son intérêt. Le conseil de la MRC de Témiscamingue a adopté une résolution le 17 juin pour exprimer son désaccord avec la réouverture de ce dossier.

Il y a un maire qui m’a interpellé pour me dire qu’il avait l’intention de demander à la MRC de Témiscamingue d’obtenir une autorisation, en tout cas de le supporter, dans le fait de pouvoir ouvrir un jour ce fameux chemin qui n’a jamais débouché entre le Témiscamingue et Maniwaki, explique le préfet de la MRC de Témiscamingue, Martin Lefebvre.

Le chemin forestier, déjà existant sur une bonne partie du tracé, nécessiterait la construction de quelques dizaines de kilomètres pour relier les deux régions.

Des maires et mairesses, en plus du préfet et de la directrice générale, sont assis autour de tables collées dans un centre communautaire.

Le conseil de la MRC se tenait à Nédélec, mercredi dernier.

Photo : Radio-Canada / Bianca Sickini-Joly

Les maires de Témiscaming et de Kipawa ont également fait connaître leur position défavorable.

Je regarde historiquement, j’ai questionné quelques individus quand même du passé, puis dans le fond, pour l’industrie forestière, pour les communautés autochtones du secteur sud, ils ne voient vraiment pas cet intérêt d’ouvrir un nouveau chemin, indique M. Lefebvre.

Dans sa résolution, la MRC considère que les économies potentielles liées au transport ne pourraient pas justifier les coûts et les impacts environnementaux pouvant être associés à la réalisation d'un tel projet.

Aucun nouvel élément ne justifierait la relance de ce dossier, d’après la MRC. Les coûts reliés à la construction et l'entretien de cette route représentent d'autres désavantages cités par le conseil.

Des billots empilés sur un wagon.

La route est empruntée par des camions œuvrant dans l'industrie forestière. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Il n’y a pas d’avantages à le faire, poursuit le préfet. Je me suis questionné sur l’aspect touristique et tout ça. Est-ce que ça peut amener de nouvelles possibilités? Mais, après que c'est dit, il reste qu’on a des centaines de kilomètres de chemins forestiers, on a plus de 1500 chasseurs ou camps de villégiature. C’est déjà très difficile d’entretenir nos routes.

On n’y voit vraiment pas une force, mais plutôt un défi d'avoir à ouvrir cette zone-là.

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Le chemin est essentiellement emprunté par l’industrie forestière, bien que des chasseurs et pêcheurs l’utilisent également.

On veut maintenir l’aspect forestier pour nos propres usines, qui déjà, vivent [un contexte difficile]. On veut maintenir une ressource forestière chez nous, insiste Martin Lefebvre.

Il n’a pas été possible de parler au maire de Maniwaki, Louis-André Hubert, avant la publication de cet article. On peut toutefois lire dans un texte de la radio locale CHGA, publié en décembre 2025, que le maire Hubert souhaiterait finaliser cette route, notamment pour rendre plus attrayantes les usines de Maniwaki, ainsi que pour maximiser les activités forestières.

Façade de l'hôtel de ville de Maniwaki.

Maniwaki se situe en Outaouais, à environ 135 kilomètres de Gatineau et à 57 kilomètres de Mont-Laurier. (Photo d'archives)

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

L’idée avait aussi été remise sur la table en 2020, alors qu’un tracé aurait alors été déjà approuvé par le ministère des Transports, disait à ce moment la préfète Chantal Lamarche. D’après Martin Lefebvre, la préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau lui aurait récemment mentionné que le projet n’était pas une priorité.

Des archives du quotidien Le Droit font état d’une divergence qui existe depuis les années 1980 entre les deux régions à ce sujet.

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