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Marine Tondelier assurait lundi n’avoir «pas de trucs marquants» à dire sur Georges Pompidou. Des platanes au premier ministère de l’Environnement, le legs du président de la croissance s’inscrit pourtant dans la généalogie de l’écologie française.
«Je suis de ceux qui pensent que dans cinquante ans la fortune consistera à pouvoir s’offrir la vie du paysan aisé du début du XXe siècle, à bien des égards, c’est-à-dire de l’espace autour de soi, de l’air pur, des œufs frais, des poules élevées avec du grain, etc.» Le 14 avril 1970, dans la revue Réalités, Georges Pompidou, alors président de la République, imagine les futurs désirs des Français. Les atouts du confort moderne n’en sont pas exclus : à cette vie rêvée, il ajoute volontiers «des piscines et des automobiles». Reste, à ses yeux, «le besoin d’air, de pureté, de liberté».
Cinquante-six ans ont passé. Lundi 7 septembre, sur LCI, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes et candidate à la présidentielle de 2027, cherche quoi dire quand on lui présente son portrait : «Pompidou ? J’ai pas de souvenir. Je peux pas vous dire, je l’ai pas connu, j’ai pas de trucs marquants à dire sur Pompidou en tant que citoyenne, qu’électrice.» L’histoire est malicieuse…


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