NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Quitter la région qui est maintenant la leur, vivre d'espoir ou débourser des milliers de dollars pour trouver d'autres façons de rester. Voilà les seules options qui restent aux travailleurs qui espéraient devenir résidents permanents grâce au Programme de l'expérience québécoise (PEQ).
Originaires du Maroc, Jawad Ait Elhaj Saleh et sa femme, Noura, ont tout laissé derrière eux pour offrir une meilleure vie à leur fils, Riad, bientôt âgé de 7 ans. On est bien au Québec, ajoute Jawad. On est chez nous. On n’est pas des immigrants. On a des amis. On a des collègues. On s’est construit une vie ici.
L’abolition du PEQ, qui n’existe plus depuis le 19 novembre, plonge la famille Saleh dans l’incertitude. Après trois mois, elle ignore toujours si elle pourra rester au pays au-delà de juin 2026, date à laquelle prendra fin le permis de travail de Jawad.
On est vraiment perdus. Mon garçon a ses amis à Val-d’Or [...] Il ne parle même pas arabe. Il comprend juste des petits mots [...] Je ne veux pas rentrer au Maroc, il parle juste français.

Jawad porte le cœur bleu en soutien aux travailleurs immigrants, comme lui.
Photo : Radio-Canada / Gabriel POirier
Le PEQ permettait aux travailleurs étrangers respectant certains critères d’obtenir leur résidence permanente de façon accélérée. Il a été remplacé par le Programme de sélections des travailleurs qualifiés (PSTQ), lancé en juillet 2025.
Seules 2908 personnes ont reçu une invitation pour déposer une demande de résidence permanente dans les six premiers mois d’existence du PSTQ. Le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) a invité 2500 autres personnes lors de la dernière semaine de janvier. Le ministre Jean-François Roberge promet d’envoyer 29 000 invitations par année d’ici 2029.
On est dans l’incertitude, réitère Jawad. J’ai deux ans d’expérience au Québec. J’ai un niveau de communication en français niveau 7 [l’exigence minimale], mais ils ont changé les règles. On ne sait pas quoi faire. Est-ce qu’on doit retourner chez nous pour recommencer à zéro?

Jawad Ait Elhaj Saleh et sa femme, Noura, placent leur espoir en Christine Fréchette. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Jawad et Noura placent leur espoir en Christine Fréchette, aspirante première ministre, qui promet d’accorder une clause de droit acquis aux travailleurs déjà au Québec. Cet espoir est toutefois fragile, dans la mesure où de tels engagements demeurent hypothétiques à ce stade.
Vers le parrainage
Le Français Mathieu Hirschy, qui a déjà témoigné de son sort en décembre dernier, a finalement dû se résoudre à débourser des milliers de dollars pour tenter sa chance avec le programme de parrainage du gouvernement fédéral.
Père de deux jeunes Québécoises, il n’est tout de même pas admissible au PSTQ : ayant changé d’emploi, il n’a pas été en mesure d'emmagasiner les deux ans d’expérience requise pour se qualifier au nouveau programme.

Né en France, Mathieu Hirschy estime s'être bien intégré. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier
Ma conjointe va me parrainer pour que je puisse rester, explique-t-il. Ce sont des frais assez conséquents. Ça me permet de prétendre à la résidence permanente. Dans l’attente du traitement du dossier, je peux continuer de travailler avec un autre permis temporaire.
Un avocat de la firme Blouin Avocats, à Montréal, a conseillé au couple de s’armer de patience, Québec ayant fixé des quotas pour les demandes de parrainage. On s’attend à une facture de 8000 $ en tout et pour tout, avec les frais d’avocat et les frais gouvernementaux [...] Et, encore, ce n’est pas dit que ma demande sera acceptée.
Pour les aider, Stéfanie Toussaint, la conjointe de Mathieu, a lancé un appel sur les réseaux, demandant à son entourage des témoignages écrits qui attestent de leur relation.

Mathieu Hirschy en compagnie de sa famille, dont ses filles, Éléonore et Abigaëlle, ainsi que son beau-fils, Nathan. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Gabriel Poirier
J’ai écouté certaines interventions de M. Roberge, mais ça me fait bondir. Il a dit que le PEQ permettait d’obtenir la citoyenneté, alors que ça n’a jamais été le cas, admet Mathieu Hirschy en faisant allusion aux faussetés dites par le ministre du MIFI.
Les reculs de Québec et d’Ottawa dans le domaine de l’immigration ont poussé les villes et entreprises de la région à unir leur voix dans la Coalition d’immigration régionale. Ils réclament notamment l’abandon du mur-à-mur et des assouplissements des deux paliers de gouvernement.
Le MIFI, qui défend son approche, assure qu’il était nécessaire d’abolir le PEQ pour régionaliser l’immigration et obtenir une marge de manœuvre pour répondre aux besoins du marché.


4 month_ago
17



























.jpg)






French (CA)