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Des climatologues souhaitent renforcer l’enseignement des notions de changement climatique dans les écoles de langue française de l’Île-du-Prince-Édouard.
Jusqu’à tout récemment, les notions de changements climatiques n’étaient pas obligatoires dans les programmes d’études de langue française. Rosalyn Abbott, responsable de l’intégration de cette thématique pour les niveaux de la 7e à la 12e année, souhaite renverser la vapeur.
Au fur et à mesure qu’on est en train de renouveler les programmes, on commence à plus l’insérer comme résultat d’apprentissage spécifique, ce qui est obligatoire à la livraison du contenu du cours, explique-t-elle.
Désormais, les éducateurs des cours de biologie de 11e et 12e année sont tenus d’y intégrer ces enjeux. Or, ces cours demeurent optionnels pour les élèves.
Diana Tutty, responsable de l’intégration des changements climatiques de la maternelle à la 6e année, explique que la plupart des élèves sont sensibilisés à l’environnement et au climat dès leur plus jeune âge. Ça fait partie de presque chacun des résultats d’apprentissage spécifique ainsi que des stratégies d’enseignement, dit-elle.
L’importance de l’éducation du changement climatique
Le biologiste Yoan Bourgoin soutient que, dans le contexte actuel, les changements climatiques ne peuvent plus être considérés comme un enjeu de petite envergure.
On a longtemps parlé de changement climatique comme si ça affectait seulement les ours polaires dans le nord, mais ce n’est plus la réalité de la chose , explique-t-il. Les changements climatiques, c’est aujourd’hui, ça se passe dans nos régions, on est affecté par ça.
Don Jardine, chercheur sur le climat et chargé de cours à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard, estime que si les jeunes sont outillés pour affronter la crise climatique, ils le seront pour tout le reste.
Le changement climatique, ça affecte nos vies , dit-il. Ça affecte nos industries principales à l’Île-du-Prince-Édouard, comme l’agriculture, la pêche et le tourisme.
Améliorer le programme d’études
Pour améliorer le programme d’études, Yoan Bourgoin estime qu’il faut également réinventer la perception de l’enseignement du climat.
Pourquoi on n’est pas capable de prendre l’enjeu de l’environnement, puis le rendre un peu divertissant , s'interroge-t-il. De démontrer que ça peut être divertissant, ça peut être même amusant de se préoccuper de l’environnement.

Yoan Bourgoin est biologiste de formation, diplômé de l'Université de Moncton. (Photo d'archives)
Photo : Gracieuseté Yoan Bourgoin
Le biologiste soutient que l’environnement et les changements climatiques ne devraient pas être traités comme des disciplines isolées. Il suggère plutôt de les intégrer de manière transversale aux autres matières.
Je crois qu’on pourrait vraiment introduire l’environnement, les connaissances en environnement, en écologie, dans plusieurs matières, dit-il. On pourrait parler d’environnement autant en littérature qu’en histoire, ou en biologie, en chimie, même en mathématiques.


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