Deux animateurs exerçant dans l'école Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement de Paris, et âgés de 52 et 44 ans, ont été placés en détention provisoire vendredi soir.

La rédaction avec AFP - Hier à 23:35 - Temps de lecture :

Digiteka PlaceHolder

Deux animateurs, âgés de 52 et 44 ans, ayant exercé à l'école Saint-Dominique à Paris, ont été mis en examen et placés en détention provisoire vendredi soir, soupçonnés de violences sexuelles, a appris l'AFP de sources judiciaire et proches du dossier.

Ces deux hommes sont nés au Brésil et au Cameroun. A l'issue d'audiences devant une juge des libertés et de la détention, au cours desquelles ils ont été placés en détention provisoire, leurs avocats ont « appelé à la prudence » sur ce dossier qui suscite une vive inquiétude parmi des parents d'élèves et est l'objet de polémiques au sein de la classe politique.

44 enfants entendus

Au cours de la procédure, « 44 enfants ont été entendus » par la Brigade de protection des mineurs, avait précisé le parquet de Paris jeudi. Les parents « de tous les enfants se sont vu proposer pour leur enfant d'une part qu'il soit entendu par un expert psychologue afin de permettre un cadre d'audition complémentaire ». Et d'autre part, il leur a été proposé « un examen médico-légal - il a été tenu compte de leur avis pour y recourir ou non », poursuit le parquet. Une « magistrate, assistée de deux personnes », s'est consacrée « à temps plein, tout au long de cette semaine, à l'analyse de cette procédure ».

Le parquet a aussi « sollicité Paris Aide aux Victimes afin que les parents de tous les enfants soient contactés dans la journée de vendredi, afin de devancer le rythme procédural ». Il s'agit aussi de « les informer de l'orientation adoptée concernant leur enfant, avant même que les avis officiels ne leur soient notifiés formellement dans les semaines ou mois à venir ».

L'enquête, ouverte sur des faits « dénoncés dans le périscolaire concernant les écoles Saint-Dominique, Rapp et La Rochefoucauld » dans le 7e arrondissement, avait donné lieu au placement en garde à vue de 16 personnes mercredi.

Articles les plus lusFaits-divers - Justice