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Le procès en appel de Nicolas Sarkozy dans l’affaire du financement présumé de sa campagne présidentielle de 2007 par Mouammar Kadhafi, qui l’a envoyé en prison cet automne, a débuté lundi à Paris. Claude Guéant, hospitalisé, ne devrait pas être en mesure de comparaître.
Au palais de justice de Paris, Aurélien Poivret - Aujourd'hui à 16:50 | mis à jour aujourd'hui à 16:57 - Temps de lecture :
Trois mois d’audience pour éviter un retour en prison. Le procès en appel de Nicolas Sarkozy pour le financement libyen présumé de sa campagne présidentielle de 2007, et de neuf autres prévenus avec lui, s’est ouvert lundi au palais de justice de Paris. Son épouse Carla Bruni-Sarkozy n’était pour une fois pas à ses côtés.
Dans la même salle d’audience qui a vu Marine Le Pen se défendre des poursuites pour détournement de fonds publics il y a quelques semaines (et Philippe Pétain au siècle dernier), l’ancien chef de l’État s’est assis au premier rang, jambes croisées face à ses juges, aux côtés de ses avocats, Mes Christophe Ingrain et Jean-Michel Darrois.
Claude Guéant hospitalisé
Eux aussi poursuivis, Brice Hortefeux et Eric Woerth étaient là, mais pas Claude Guéant. Âgé de 81 ans, cet ancien proche collaborateur de Nicolas Sarkozy, qui a comme lui occupé le poste de ministre de l’Intérieur entre 2011 et 2012, est hospitalisé depuis deux semaines environ après que son état de santé se soit « profondément détérioré ces derniers jours », a indiqué à la cour son avocat, Me Philippe Bouchez El Ghozi - confirmant ainsi ce qu’il avait déjà indiqué la semaine dernière. « Sa condition physique fragile et fortement dégradée ne lui permet pas d’être présent et apte » pour ce procès, a-t-il précisé, évoquant un état « polypathologique ». Et elle n’a « pas vocation à s’améliorer ».
L’expertise médicale le concernant doit être rendue ce mardi à la cour d’appel. En cas d’impossibilité complète de comparaître, même en aménageant ses interrogatoires comme en première instance, Claude Guéant pourrait être jugé par défaut. Sa défense, en effet, ne demandera pas de renvoi de son cas à une date ultérieure.
Délibéré prévu à l’automne
Ce mardi, une première et unique question pourrait être posée à Nicolas Sarkozy, autour de l’immunité présidentielle, dans le cadre d’une question de procédure soulevée par sa défense. Mais la première prise de parole conséquente de l’ancien président de la République devrait intervenir mercredi, pour un propos liminaire auquel auront droit aussi les autres prévenus présents. Viendra ensuite son interrogatoire, prévu sur trois jours début avril. Le procès doit s’achever le 3 juin, mais le délibéré ne devrait être rendu que bien plus tard : le 30 novembre, selon le planning établi par la cour d’appel de Paris.


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