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Pacte européen sur l'immigration : «mécanisme de solidarité», quelle est cette mesure qui suscite la polémique ?

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Publié le 12/06/2026 à 20:36 - Mis à jour le 12/06/2026 à 21:01

Sept pays ont choisi de prendre leur part uniquement via des contributions financières. [© lessio Morgese / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Ce vendredi, le pacte asile et migration est entré en vigueur après avoir été adopté par le Parlement européen en mai 2024. Destiné à créer un cadre commun entre les 27 États membres en matière de gestion migratoire, il continue toutefois de susciter des critiques, notamment autour de son mécanisme de solidarité.

Le pacte asile et migration, adopté en mai 2024 par le Parlement européen, entre en vigueur ce vendredi 12 juin 2026. Le texte vise notamment à mieux contrôler les migrants à leur arrivée et à accélérer l'examen de certaines demandes d'asile.

L'objectif est de créer un cadre commun entre les 27 États membres en matière de gestion des migrations. Toutefois, un volet du pacte continue de faire polémique : le mécanisme de solidarité.

Un "chantage" politique

Ce mécanisme vise à répartir la prise en charge des demandeurs d'asile entre les États membres. L'objectif est de soulager les pays du Sud qui supportent l'essentiel des arrivées, notamment Chypre, l'Espagne, la Grèce ou encore l'Italie.

Les autres États sont donc tenus soit d'accueillir des migrants transférés depuis ces pays, soit de verser une contribution financière de 20.000 euros pour chaque relocalisation refusée. Un mécanisme qui continue de susciter l'opposition de plusieurs États et formations politiques en Europe.

"Ce chantage, nous ne l'avons jamais accepté. Et nous ne l'accepterons pas parce que nous ne pouvons tolérer que des commissaires non élus dictent leur conduite à des États millénaires", a assuré Jordan Bardella, président du Rassemblement national.

Et d'ajouter : "Si nous arrivons au pouvoir dans nos pays respectifs, nous refuserons la logique du pacte migratoire et son application, comme l'ont déjà annoncé des pays comme la Pologne ou la Hongrie."

La France s'est engagée à relocaliser plus de 3.300 migrants en provenance des pays du Sud. Sept pays, dont la Belgique et le Portugal, ont quant à eux choisi de contribuer uniquement financièrement. La contribution la plus élevée revient aux Pays-Bas, avec près de 22 millions d'euros.

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