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Le promoteur qui veut relancer la mine de cuivre de Murdochville a présenté un modèle de mine à ciel ouvert qui aurait comme conséquence de devoir déplacer des résidences.
Plus précisément, Osisko estime devoir déplacer jusqu’à une trentaine de maisons situées sur deux rues dans le secteur nord-ouest de la ville. C’est sans parler d’une éventuelle zone tampon qui pourrait impacter davantage de résidents.
Le chef de la direction de Métaux Osisko, Robert Wares, précise qu’il s’agit d’un modèle brut qui pourrait changer.
Le but est de susciter des discussions pour voir jusqu’où la population est prête à aller pour relancer la mine. À savoir vraiment c’est quoi leur vision, qu’est-ce qu’ils espèrent retirer de tout ça? À savoir si c’est des gens qui demeurent dans le coin nord-ouest, est-ce que ça serait envisageable qu’on déménage leur maison?
Des rencontres avec les résidents seront faites durant les prochains mois. Un bilan pourrait être présenté cet automne.
On espère que les gens vont être francs. S’ils ne veulent rien savoir, il faut qu’ils nous le disent. Alors, ça va nous donner une meilleure idée de l’impact du projet et comment on va ajuster le projet.

Robert Wares, président et chef de la direction de Métaux Osisko, photographié lors d'une présentation du projet de relance de la mine de Murdochville. (Images d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes
Robert Wares comprend que ce projet présenté la semaine dernière soulève des inquiétudes. Il tient à les rassurer et qu'ils seront écoutés. Ce n’est vraiment pas pour demain là, ça pourrait être dans 10-15 ans, premièrement et deuxièmement, ce n’est qu’un modèle, assure-t-il.
Si les gens ne veulent rien savoir d’un déménagement, on ne peut certainement pas les forcer à déménager. Donc, il faudra envisager simplement de repousser les limites de la fosse. Il explique qu'il faudra envisager de diminuer le projet et à ce moment, Osisko devra évaluer si le projet d'exploitation de la mine de cuivre sera toujours rentable.
S'il y a des déménagements un jour, la facture sera assurée par l'entreprise.

Le projet d'Osisko empiéterait sur une partie des avenues Curé-Allard et Gabriel-Bernard. Elles se trouvent dans le quartier situé au haut à gauche de cette image. (Image d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-François Deschênes
Une consultation entre Murdochvillois
Le maire de Murdochville, Stéphane Gamache, ne veut pas dire s’il est pour ou contre ce projet de déménagement d’un quartier au profit de la minière. Il reste encore beaucoup de choses à définir avant de prendre une décision.
Il souhaite un développement qui se fera pour le mieux de sa population.
D’ailleurs les élus ont prévu faire leur propre consultation sur ce projet sans la présence des représentants d'Osisko. On va faire certaines rencontres pour justement s'assurer que les gens aient moins de frontières pour nous parler.
Il peut y avoir une certaine gêne si la minière est là dans l'expression des gens. Donc c'est un peu pour ça qu'on nous, on veut bien jouer notre rôle d'élus et de Municipalité, puis d'aller tâter le pouls de nos citoyens.

Le maire de Murdochville, Stéphane Gamache. (Image d'archives)
Photo : Radio-Canada / Bruno Lelièvre
En deux ans, la quantité de cuivre estimée à Murdochville a triplé selon les dernières données d'Osisko, passant de 500 à 1500 millions de tonnes.
L’entreprise prévoit commencer l’exploitation de la mine entre 2032 et 2033.
Visite en Abitibi
Un groupe de quatre représentants gaspésiens sont présentement en Abitibi pour parler de développement minier au cœur d’une municipalité. On a eu des discussions en Team et par téléphone, mais ça remplace pas de venir voir sur place, juge-t-il.
Des visites de sites miniers ainsi que des rencontres d’élus de Val-d’Or et de Malartic sont au programme selon le maire Gamache qui espère apprendre beaucoup de leur expérience.
Le maire de Malartic a été très généreux dans mes discussions avec lui. Il disait : "On va vous faire part de nos bons coups et de nos moins bons en tant qu'élus". Il va aussi nous mettre en contact avec des intervenants du milieu et des ressources dont ils ont apprécié les services à certains moments.

De gauche à droite, le maire de Murdochville, Stéphane Gamache, le maire de Malartic, Martin Ferron, et le conseiller de Murdochville, Harold Mercier.
Photo : Dave Lavoie
Parmi les quatre représentants gaspésiens qui se trouvent en Abitibi, il y a le maire et un conseiller de Murdochville ainsi que des employés de la SADC et de la MRC.
Il seront de retour jeudi matin.


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