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Le Talmondais Lucas Rocard, 17 ans, en première bac pro à La Roche-sur-Yon, participera aux épreuves finales nationales du concours MAF le 26 juin en maçonnerie.
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Par Rédaction Les Sables Publié le 25 juin 2026 à 18h19
Originaire de Talmont-Saint-Hilaire, Lucas Rocard a 17 ans et il est actuellement en première bac pro TORGO (Technicien du bâtiment, organisation et réalisation du gros œuvre) à La Roche-sur-Yon.
Le vendredi 26 juin 2026, il va participer au concours « Un des Meilleurs Apprentis de France » (MAF).
Créé en 1985 et organisé par la Société nationale des Meilleurs Ouvriers de France sous l’égide du ministère du Travail, du Commerce et de l’Artisanat, ce concours rassemble chaque année environ 6 500 candidats dans plus de 120 métiers.
Il est ouvert aux jeunes de moins de 21 ans en formation initiale (CAP, bac pro) dans des établissements publics ou privés. Il s’est confié sur le concours qui l’attend et ses perspectives d’avenir.
Journal des Sables : comment es-tu arrivé dans cette filière ?
Lucas Rocard : J’ai baigné dans ce milieu. Depuis tout petit je voulais suivre mon grand-père, et mon père tous deux dans le métier. Mon père, Cyril a repris l’entreprise familiale en 2019. Je rêvais de manipuler les engins sur les chantiers. Quand je pouvais, j’arpentais le terrain avec mes bottes. Je voulais créer de mes propres mains. Une passion qui est venue très tôt. En troisième, je n’ai eu aucun doute sur mon orientation.
Pourquoi avoir décidé de participer au concours MAF ?
Depuis longtemps, je connaissais ce concours et je voulais m’inscrire. L’année de la première était idéale pour moi. L’année passée je n’avais pas assez d’expérience, et l’année prochaine, c’est l’année du Bac, donc moins de temps.
Je voulais relever ce défi, sortir de ma zone de confort. Mes professeurs, ma famille m’ont également encouragé. Après m’être inscrit, j’ai reçu en novembre le sujet imposé. Un Bow Window. Je pensais y consacrer environ 200 h. Mais quand tu te lances dans ce projet tu ne comptes plus. Tu rentres dans une bulle, tu veux toujours faire mieux, c’est un engrenage. Du coup 400 h ont été nécessaires pour élaborer cette pièce.
Comment se sont déroulées les étapes départementale et régionale ?
La cérémonie départementale s’est déroulée aux Herbiers le 29 mars, il y avait ma famille, des copains. C’était beaucoup d’émotions, une grande cérémonie et médaillé d’or.
Au Mans c’était le concours régional. Le niveau était déjà plus élevé, mettant en concurrence de très belles pièces. Mais j’étais encore sur la liste des médaillés d’or.
Pour la finale en national, ma pièce est partie pour Arras ; Je ne pourrais pas y être, je serai en entreprise. Mais sûr que je vais y penser toute la journée.
Et après ?
Je suis déjà heureux d’avoir participé à ce concours. Cela m’a permis de prendre de l’assurance, j’ai acquis une expérience professionnelle supplémentaire, j’ai aussi plus confiance en moi. Je le vois quand je suis sur le terrain. C’est vraiment un projet qui m’a permis d’évoluer.
Je pense que je voudrais faire comme mon père et mon grand-père, mais ils ne me mettent pas la pression. J’ai un métier passion, on verra ensuite.
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