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Le robot conversationnel a en particulier formulé des suggestions quant à l’arme et aux munitions adaptées, ainsi qu’au moment et aux endroits propices pour toucher le plus de personnes possible. Sur la base de ces éléments, le procureur de Floride a affirmé : « Mes enquêteurs m’ont dit que si cette chose de l’autre côté de l’écran [ChatGPT] était une personne, nous l’inculperions pour homicide. »

Le procureur général de Floride, James Uthmeier, à Tallahassee (Etats-Unis), le 5 mars 2025. Le procureur général de Floride, James Uthmeier, à Tallahassee (Etats-Unis), le 5 mars 2025.

Le procureur de Floride, James Uthmeier, a annoncé, mardi 21 avril, l’ouverture d’une enquête criminelle sur OpenAI et ChatGPT, pour faire la lumière sur le rôle que pourrait avoir joué l’interface d’intelligence artificielle (IA) dans une attaque mortelle en avril 2025.

Selon des éléments recueillis par les services du procureur, Phoenix Ikner, étudiant de l’université de Florida State, a échangé avec ChatGPT avant de tirer sur plusieurs personnes sur le campus, faisant deux morts et six blessés. Lors d’une conférence de presse, James Uthmeier a expliqué que ChatGPT avait « donné des indications significatives au tireur avant qu’il ne commette ce crime haineux ».

Le robot conversationnel a en particulier formulé des suggestions quant à l’arme et aux munitions adaptées, ainsi qu’au moment et aux endroits propices pour toucher le plus de personnes possible. Sur la base de ces éléments, le procureur a affirmé : « Mes enquêteurs m’ont dit que si cette chose de l’autre côté de l’écran [ChatGPT] était une personne, nous l’inculperions pour homicide. »

« Des réponses factuelles »

Sollicité par l’Agence France-Presse, OpenAI a fait valoir que « ChatGPT [n’était] pas responsable de ce crime affreux » et que l’interface s’était contentée de produire des « réponses factuelles » aux demandes de l’étudiant dont le procès doit débuter en octobre. Le groupe a, par ailleurs, souligné avoir transmis spontanément des données concernant Phoenix Ikner après avoir été informé de l’attaque.

OpenAI dit travailler de longue date au renforcement de ses garde-fous pour « détecter une intention dangereuse » et « répondre de manière appropriée en cas de risque pour la sécurité » des personnes. L’enquête annoncée mardi ne préjuge pas d’éventuelles poursuites contre OpenAI ou certains de ses membres.

Le Monde avec AFP