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Sud-Rails, l’Unsa, la CGT et la CFDT dénoncent «la multiplication des drames» au sein de l’entreprise et exigent l’ouverture de négociations salariales.
Désigné à la tête de SNCF en novembre dernier, Jean Castex s’apprête à affronter sa première véritable épreuve de force syndicale. Dans un communiqué conjoint publié aujourd’hui, quatre syndicats de cheminots - Sud-Rails, l’Unsa, la CGT et la CFDT - appellent à la grève le mercredi 10 juin. «On se prépare à frapper très fort !», concluent-ils après avoir détaillé leurs motivations.
Parmi leurs principales revendications, les organisations dénoncent «la multiplication des drames (accidents du travail, arrêts maladie, suicides) engendrés par des restructurations jugées compulsives et le processus de filialisation». Elles exigent ainsi «l’arrêt immédiat des réorganisations portant atteinte à la santé mentale et physique des cheminotes et des cheminots», dénonçant une «politique d’entreprise anxiogène».
En outre, les syndicats réclament «l’ouverture de négociations salariales à l’échelle du groupe SNCF», plutôt qu’au niveau des filiales, dans un contexte marqué par l’inflation et la hausse des coûts de l’énergie.
Depuis sa nomination à la tête de l’entreprise ferroviaire nationale le 3 novembre 2025, en remplacement de Jean-Pierre Farandou, devenu ministre du Travail, c’est la première fois que Jean Castex fait face à une mobilisation syndicale nationale. Parmi les priorités qu’il a affichées figurent notamment l’amélioration de l’état du réseau et la gestion de l’ouverture à la concurrence.


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