Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

On pensait le gibier des vignes du Languedoc irréprochable : ce que les analyses trouvent dans sa chair ne vient pas des vignes

9 hour_ago 35

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

On aurait pu croire que le principal danger, pour qui croque dans une terrine de sanglier confectionnée avec du gibier local, se limitait à un excès de cholestérol ou à quelques résidus de pesticides issus des vignes voisines. La réalité est tout autre, et nettement plus préoccupante. En pleine saison de chasse, alors que les sous-bois audois résonnent à nouveau des premières battues, des analyses menées dans la vallée de l’Orbiel révèlent une contamination à l’arsenic qui n’a strictement rien à voir avec les rangs de vigne environnants. La source du problème ne se trouve pas dans les champs, mais sous terre, héritage silencieux d’une activité industrielle qui a pourtant cessé depuis plus de vingt ans.

À retenir

  • L'ancienne mine de Salsigne a laissé plus de 800 000 tonnes d'arsenic enfouies, contaminant toujours les sols de la vallée de l'Orbiel
  • En fouillant la terre pour se nourrir, le sanglier ingère et accumule l'arsenic dans ses tissus, notamment le foie, les reins et la chair
  • Le gibier sauvage échappe aux contrôles sanitaires imposés depuis 1997 sur l'eau et les légumes, exposant les consommateurs à une contamination non détectée

Le fantôme industriel qui empoisonne encore les sols audois

Pour comprendre l’origine de cette contamination, il faut remonter à l’histoire du site minier de Salsigne, dans l’Aude. Ce gisement a longtemps porté le titre peu enviable de plus grande mine d’or d’Europe, mais aussi celui, autrement plus sombre, de premier producteur mondial d’arsenic. L’exploitation s’est poursuivie jusqu’en 2004, laissant derrière elle un héritage colossal : plus de 800 000 tonnes d’arsenic reposent encore aujourd’hui sous forme de déchets, enfouies sous les collines qui dominent la vallée.

Malgré des travaux de confinement, de restauration végétale et la construction de bassins de rétention menés depuis 1999, pour un coût avoisinant les 45 millions d’euros, la pollution continue de se propager. Le vent, les ruissellements de pluie et les crues de l’Orbiel dispersent inlassablement ces poussières toxiques dans les sols et les sédiments environnants. Au site du Gué de Lassac, en sortie de l’ancien district minier, les teneurs en arsenic atteignent jusqu’à 74 fois le bruit de fond géochimique local, un chiffre qui grimpe à 1000 fois dans un affluent, le Grésillou. On comprend mieux pourquoi la vallée a hérité localement du surnom peu flatteur de vallée de l’arsenic.

Comment le sanglier transforme la terre polluée en poison concentré

C’est ici qu’intervient un animal dont le comportement alimentaire joue, sans le savoir, un rôle de véritable pompe à toxiques. Le sanglier est un fouisseur : pour se nourrir de racines, de tubercules et de vers de terre, il retourne inlassablement la terre avec son groin, parfois sur plusieurs dizaines de centimètres de profondeur. Dans une zone où les sols sont saturés d’arsenic, ce comportement naturel devient un mécanisme d’ingestion directe et répétée du poison.

L’arsenic ainsi ingéré ne disparaît pas : il s’accumule progressivement dans les tissus de l’animal, avec une concentration particulièrement marquée dans le foie et les reins, mais aussi, dans une moindre mesure, dans la chair musculaire elle-même. Ce phénomène, appelé bioaccumulation, transforme littéralement le sanglier en concentré ambulant de la pollution des sols qu’il a fréquentés. Un signal similaire avait déjà été observé chez des chiens de compagnie vivant dans le secteur, dont les analyses de poils affichaient des niveaux d’arsenic nettement supérieurs à ceux d’animaux témoins situés hors de la zone contaminée. Le sanglier, animal sauvage et omniprésent dans ces sous-bois, semble suivre la même trajectoire toxique, à une échelle qui reste encore trop peu documentée.

Des taux d’arsenic qui inquiètent les autorités sanitaires

Ce n’est pas la première fois que la vallée de l’Orbiel attire l’attention des services de santé publique. Dès 1997, une biosurveillance menée auprès de 681 habitants avait déjà mis en évidence une légère surexposition à l’arsenic, accompagnée de recommandations sanitaires explicites, dont celle d’éviter de consommer le vin produit localement. Depuis cette date, la culture, la vente et la consommation de légumes de jardin, tout comme l’usage de l’eau des puits privés et de celle de l’Orbiel, sont purement et simplement interdits dans la vallée.

Des analyses conduites par la suite avaient également révélé des taux préoccupants d’arsenic dans les urines de plusieurs dizaines d’enfants vivant dans le secteur, confirmant que la contamination ne se limitait pas aux sols et aux eaux, mais touchait bien la population elle-même. Dans ce contexte déjà lourd, l’idée que le gibier sauvage puisse constituer une nouvelle voie de contamination change véritablement la donne. Alors que l’on surveillait avec attention les légumes, l’eau et les vignes, c’est finalement la chair du sanglier, longtemps considérée comme un produit du terroir irréprochable, qui révèle l’ampleur du problème.

Chasseurs, consommateurs : ce que révèle vraiment cette contamination

Pour les chasseurs qui arpentent ces sous-bois dès l’ouverture de la saison, cette découverte pose une question concrète et immédiate. Contrairement aux légumes de jardin ou à l’eau des puits, dont l’interdiction est clairement affichée depuis près de trente ans, le gibier sauvage échappe largement aux dispositifs de contrôle habituels. Un sanglier abattu sur un versant contaminé peut très bien finir dans une marmite sans qu’aucune analyse préalable n’ait été réalisée, ce qui expose potentiellement les consommateurs à une ingestion chronique d’arsenic, un facteur reconnu de cancers et de troubles métaboliques sur le long terme.

Les autorités régionales, préfecture de l’Aude en tête, imposent déjà régulièrement des restrictions concernant les produits issus de cette zone géographique précise. Mais la faune sauvage, mobile par nature, complique singulièrement la tâche : un sanglier contaminé dans la vallée de l’Orbiel peut parfaitement être abattu plusieurs kilomètres plus loin, brouillant ainsi les frontières d’une pollution que l’on croyait circonscrite. Cette situation illustre à quel point un héritage industriel, même officiellement clos depuis plus de deux décennies, peut continuer à se réinventer sous des formes inattendues, glissant du sol vers la faune, puis potentiellement jusqu’à nos assiettes.

Cette contamination silencieuse rappelle une évidence trop souvent oubliée : la fermeture d’un site industriel ne signe jamais la fin de son influence sur l’environnement. Entre les vignes du Languedoc, longtemps pointées du doigt pour leurs traitements phytosanitaires, et les collines boisées de l’Orbiel qui abritent un poison bien plus ancien, c’est finalement le terroir tout entier qui mérite d’être regardé avec un œil plus attentif. Reste à savoir combien d’autres territoires français, marqués par un passé minier ou industriel, cachent encore des surprises similaires sous leurs paysages en apparence préservés.

Brice L.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il collabore avec Sciencepost depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway