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«On dirait Pascal Praud !» : Charles Consigny et Raquel Garrido s’écharpent sur BFMTV

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L’avocat et l’ancienne députée La France insoumise ont violemment échangé au sujet des immigrés en France. Se voyant incapable de s’exprimer, le chroniqueur a menacé de quitter le plateau.

C’était prévisible. Lundi soir, Charles Consigny  et Raquel Garrido  se sont opposés sur le plateau de «Marschall Truchot» sur BFMTV. Le sujet : la proposition de Gérald Darmanin d’un moratoire de trois ans sur l’immigration légale. Des propos tenus par le ministre de la Justice dans le JDD qui ont forcément fait réagir les Républicains et des membres du Rassemblement national.

Mais aussi l’avocat et l’ancienne députée La France insoumise. «On va respecter notre déontologie qui nous impose délicatesse, courtoisie et un certain nombre de principes comme ça que nous ne manquons pas de respecter chaque semaine», a espéré l’essayiste et chroniqueur avant de débuter l’échange. Néanmoins, celui-ci a rapidement tourné au vinaigre. «Nous accueillons beaucoup trop de personnes étrangères tous les ans en France, c’est une réalité», a estimé Charles Consigny. Selon lui, l’accueil des immigrés représente un coût. «Ce gouvernement de la honte essaye de vous faire croire que si à la fin du mois vous avez du mal à payer votre loyer que c’est la faute aux étrangers», a réagi Raquel Garrido.

À lire aussi «Vous avez vu la maison de Nagui à Saint-Tropez ?» : Charles Consigny sort de ses gonds face à Raquel Garrido

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Pendant de longues minutes, le chroniqueur et la cofondatrice du mouvement L’Après ont fait part de leurs points de vue dans une ambiance tendue mais cordiale. Jusqu’au moment où Charles Consigny a montré quelques signes d’exaspération. «Vous faites un meeting Raquel Garrido, vous ne faites pas un débat, vous êtes de mauvaise foi», a-t-il balancé à son interlocutrice ne lui laissant pas terminer ses phrases.

Soit c’est un débat, soit je me casse

Charles Consigny

Quand Charles Consigny a estimé que les Français seraient mieux soignés à l’hôpital s’il y avait moins d’immigrés, le ton est monté d’un cran. «Mais vous racontez n’importe quoi ! On dirait Pascal Praud », s’est insurgée Raquel Garrido. «Oui, absolument, madame Garrido, mais c’est une réalité. Le trafic de carte Vitale est une réalité. Mais ouvrez les yeux. Allez voir à l’hôpital comment ça se passe. On prend la carte Vitale de quelqu’un d’autre, on est à trois sur une carte Vitale, on revient en France uniquement pour se faire soigner», a avancé l’avocat. «Mais vous êtes tombé sur la tête ! Qu’est-ce que vous racontez ?», a surenchéri l’ancienne députée.

Visiblement agacé par la monopolisation de la parole de son interlocutrice, Charles Consigny a alors souligné : «Vous avez parlé les deux tiers de l’émission donc maintenant ça suffit». «Parce que peut-être je sais de quoi je parle, moi. Moi, mes parents n’habitent pas en France, ma famille n’habite pas en France», a réagi Raquel Garrido. Sur le plateau, Olivier Truchot et Alain Marschall ont aussi tenté de rétablir le dialogue. «Mais ça ne vous donne pas forcément raison», ont-ils déclaré.

«Stop, stop, stop», a répété Charles Consigny pour faire taire l’ancienne députée. En vain. Se voyant incapable de prendre la parole, le chroniqueur a donc menacé de quitter le plateau : «Je m’en vais, c’est bon». Pas de quoi impressionner Raquel Garrido : «Bah allez-y !». Rattrapé par les deux animateurs, le chroniqueur a réclamé : «Soit c’est un débat, soit je me casse»

Considérant avoir été prise de haut par son interlocuteur, l’ancienne députée a exigé de Charles Consigny qu’il retire ses propos sur les immigrés. «On n’est pas au comité central», a rétorqué l’avocat. N’obtenant pas satisfaction, Raquel Garrido s’est tournée vers Olivier Truchot et Alain Marschall, toujours aussi virulente. «Et vous là, vous n’êtes pas en train de faire un peu d’arbitrage ? Quand il y a une énormité qui est dite comme ça, votre travail, c’est de le rectifier», a-t-elle balancé. «C’est un débat», a rappelé Alain Marschall.

Pour autant, Raquel Garrido n’en a pas démordu et insisté pour que Charles Consigny revienne sur ses propos : «Vous ne pouvez pas imputer aux étrangers le fait qu’il y ait des malades et des virus dans ce pays, ça, ce n’est pas vrai ». «Il n’a pas dit», ont juré de concert les deux animateurs. Constatant son erreur, l’ancienne députée a fini par laisser l’avocat s’exprimer. «C’est ni professionnel, ni raisonnable. Ça ne m’intéresse pas de débattre dans ces conditions-là, c’est de la bouffonnerie», a-t-il déploré avant de conclure son point de vue.

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