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Lorsqu'il s'agit de préparer des squelettes d'animaux pour une exposition en musée, les conservateurs doivent choisir entre plusieurs méthodes: produits chimiques, enzymes pour dissoudre les chairs restantes ou déploiement d'une colonie de coléoptères dermestes chargés de les dévorer. Mais des chercheurs basés en Iran et en Allemagne proposent une solution à la fois moins coûteuse et moins risquée pour les os: les vers de farine géants, rapporte le journal Gizmodo.
Les larves sont particulièrement efficaces en tant que nettoyeurs de squelettes. Quelques heures suffisent parfois aux insectes pour accomplir leur besogne, autant sur des cadavres de chauves-souris que sur ceux de grands loups. «Les vers de farine géants sont vraiment rapides comparés aux méthodes traditionnelles, ils sont plus respectueux de l'environnement, et s'occuper d'eux est extrêmement simple», explique Niloofar Alaei Kakhki, coautrice de l'étude.
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Plus efficaces, moins risqués
Les spécimens squelettiques sont «essentiels» aux musées, détaille l'étude: ils remplissent une fonction éducative et scientifique, tant pour les experts que pour le grand public. Les chercheurs doivent tout faire pour préserver leurs structures anatomiques complexes avant de les exposer. Les enzymes ou traitements chimiques auxquels ont recours les scientifiques s'avèrent souvent coûteux et potentiellement néfastes pour les os les plus fragiles.
Cela pourrait changer le fonctionnement des plus grands musées du monde comme le Natural History Museum de Londres, ou le Smithsonian National Museum of Natural History de Washington. Le nettoyage biologique à base de coléoptères dermestes pose certains problèmes: les bestioles peuvent s'échapper ou laisser derrière elles des œufs non détectés, «autant de risques susceptibles de menacer les collections des musées», écrivent les chercheurs.
Au contraire, les vers de farine géants, s'ils sont maintenus en grand nombre, restent à l'état larvaire et ne se transforment pas en coléoptères adultes, ce qui évite tout risque de fuite ou de reproduction susceptible d'infester les collections du musée. Ils sont par ailleurs couramment utilisés comme nourriture pour animaux, ce qui les rend bon marché et facilement accessibles.
Quant à leurs capacités de nettoyage, l'intuition de l'équipe s'est révélée juste. En testant différentes populations de vers sur des animaux de tailles différentes, les chercheurs ont pu déterminer un ratio idéal pour ce type de nettoyage. Selon l'article, il s'agit d'environ 10 à 15 grammes de vers de farine géants pour chaque gramme de carcasse. Vous voilà informés.
«Contrairement aux méthodes chimiques traditionnelles ou aux colonies de coléoptères dermestes, cette approche préserve les os délicats, respecte l'environnement, réduit le risque d'infestation pour les collections muséales et simplifie considérablement l'entretien des colonies pour les musées», conclut l'équipe dans un communiqué de presse.





























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