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TRIBUNE - Alors que la France manque de Canadair pour maîtriser les incendies qui ravagent ses terres, certains rappellent le coût astronomique de la dépollution du fleuve parisien pour les JO. Si la comparaison peut paraître incongrue, elle nous rappelle qu’un État se doit de hiérarchiser ses priorités.
Passer la publicité« Avec deux milliards d’euros, on peut acheter quinze Canadair et assurer dix ans de maintenance. » La phrase de Grégory Prats, pilote engagé contre les incendies qui ravagent la France, a frappé. D’un côté, un fleuve rendu baignable pour quelques brasses devant les caméras lors des Jeux olympiques, de l’autre, des forêts, des maisons et parfois des vies qu’une flotte vieillissante peine à protéger.
On peut, bien sûr, récuser la comparaison. Les budgets ne sont pas fongibles à volonté. Le plan pour la Seine, chiffré à 1,4 milliard d’euros, n’a pas seulement payé quelques plongeons olympiques, il a financé des réseaux d’assainissement, des bassins de rétention et une amélioration durable de l’eau. Ses crédits provenaient de plusieurs collectivités et de l’Agence de l’eau. Un Canadair, par ailleurs, ne s’achète pas en un jour : production, équipages et entretien se planifient sur des années. Additionner des euros appartenant à des politiques différentes ne prouve donc pas qu’une dépense…


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