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Les jeunes Autochtones qui souhaitent poursuivre leurs études en arts culinaires ont désormais accès aux bourses commémoratives Joshua-Qiyuk, créées par le Collège Algonquin d'Ottawa en l’honneur du jeune chef originaire du Nunavut.
Le métier de chef était une passion à laquelle il a tout consacré, dit la mère de Joshua, Brenda Qiyuk. Aujourd’hui, bien qu'elle soit dévastée par la perte de son fils, elle trouve du réconfort en sachant que sa mémoire perdurera.
Joshua Qiyuk est mort à Ottawa en octobre 2025 après avoir été poignardé. Le service de police d’Ottawa a indiqué à CBC/Radio-Canada qu'une enquête est en cours et qu’aucune accusation n’a été portée.
Peu de temps après sa mort, l’école de cuisine C’est Bon Ottawa, que le jeune cuisinier avait fréquentée, a approchée Mme Qiyuk avec l’idée de créer une bourse en l'honneur de son fils.
C’était vraiment génial à entendre; cela a démontré que Joshua a inspiré bien de gens de différentes façons, dit-elle.

Joshua Qiyuk a obtenu son certificat d'un programme culinaire du Collège Algonquin. (Photo d'archives)
Photo : Fournie par Brenda Qiyuk
Sierra Conboy, étudiante inuk au Collège Algonquin, fait partie de ces gens. Inscrite au programme de gestion culinaire, elle a elle-même travaillé avec Joshua Qiyuk à l'occasion d'événements culinaires autochtones à Ottawa, et elle l’a connu à l’école C’est Bon.
C’est lui qui l’aurait encouragée à s’inscrire au collège. Il était si dévoué et appliqué; c’était une vraie étoile brillante, se remémore-t-elle.
Former la future génération de chefs autochtones
Originaire de Baker Lake, au Nunavut, Joshua Qiyuk a déménagé à Ottawa à l’adolescence. Selon sa mère, c’est en suivant un cours à l’école C’est Bon, par l'entremise du Centre Inuuqatigiit pour les enfants, les adolescents et les familles inuit, qu’il a découvert sa vocation pour la cuisine.
Il accordait de l’attention à tous les détails. Il voulait vraiment tout absorber, se souvient Stefanie Siska, PDG de C’est Bon.
L’école finance, en son nom, une bourse annuelle de 1500 $ ainsi qu’une bourse d’excellence de 1000 $ destinées aux étudiants inuit, métis et des Premières Nations qui poursuivent des études en arts culinaires au Collège Algonquin, l’ancienne école de Joshua.

Joshua Qiyuk (au centre), accompagné de ses mentors, la cheffe Trudy Metcalfe-Coe (à droite) et le chef Georges Laurier (à gauche)
Photo : Fournie par Georges Laurier
Georges Laurier, vice-président et instructeur en chef à C’est Bon, dit espérer que cette initiative inspirera davantage de jeunes inuit à embrasser la profession de cuisinier.
La nourriture n’est pas qu’une question de subsistance; elle nous permet de partager ce que l’on sait, nos connaissances. Il pourrait maintenant y avoir des chefs qui ouvrent leurs propres établissements ou qui retourneront dans le Nord pour enseigner ces choses à leur communauté, souligne-t-il.

Joshua Qiyuk a pris part à l'événement Taste of Turtle Island en 2024 avec d'autres chefs et étudiants.
Photo : Fournie par Sierra Conboy
La cheffe renommée Trudy Metcalfe-Coe, qui a enseigné la cuisine à Joshua, avait l’intention, avant la mort de celui-ci, de le recruter pour qu'il donne des cours de cuisine culturelle à Ottawa. J’avais hâte d’avoir quelqu’un d’autre à qui passer le relais en quelque sorte, dit-elle.
Mme Metcalfe-Coe est aujourd’hui mentore de Sierra Conboy, qui a l’intention de postuler pour la bourse. L’origine de cette bourse est vraiment triste, mais elle est porteuse de sens. Maintenant, quelqu’un peut continuer à évoluer grâce à lui, affirme-t-elle.
Avec les informations d'Anchal Sharma (nouvelle fenêtre)


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