Qu’est ce qui est cher, polluant, consomme d’énormes quantités d’espace et de ressources et occasionne plusieurs dizaines de morts chaque année en Suisse? La voiture. Mais malgré ces impacts négatifs, elle continue d’occuper une place prépondérante dans nos déplacements. Comment l’expliquer? Certains chercheurs pensent que nous sommes collectivement atteints d’un biais cognitif qui nous incite à considérer les voitures comme la norme, à minimiser leurs conséquences et à ignorer leurs alternatives. Un phénomène appelé «motonormativité» qui était au cœur d’un colloque organisé le 19 février à l’Université de Lausanne.
«Comme de nombreuses personnes, je suis intriguée et parfois fâchée par le fait que le trafic automobile est considéré comme prioritaire. En tant que cycliste et piétonne, j’ai souvent l’impression que je dois me justifier d’utiliser l’espace public», raconte Suzy Blondin, postdoctorante en géographie à l’Université de Lausanne et organisatrice du colloque. La chercheuse travaille notamment sur le rejet dans les urnes de six projets d’extension autoroutière en 2024, que le gouvernement est d’ailleurs en train de remettre en question: le chef du DETEC Albert Rösti a récemment annoncé son intention de relancer certains de ces projets dans le cadre du programme «Transports '45».


4 month_ago
62




















.jpg)






French (CA)