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Les autorités ont obtenu la libération de 130 élèves kidnappés en novembre par des hommes armés dans une école catholique. Une centaine d'autres avaient été libérés début décembre.
La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 20:40 - Temps de lecture :
Les autorités nigérianes ont obtenu la libération de 130 élèves enlevés en novembre par des hommes armés dans une école catholique dans le centre-nord du pays, a annoncé ce dimanche un porte-parole de la présidence. « 130 autres élèves enlevés dans l'État du Niger ont été libérés, plus aucun n'est en captivité », a déclaré le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sunday Dare, dans un message publié sur X, accompagné d'une photo d'enfants
Une centaine d'élèves, kidnappés en novembre, avaient déjà été libérés début décembre.
Ils seront transféré mardi à Minna, la capitale de l'Etat du Niger, a précisé à l'AFP une source de l'ONU. Le 21 novembre, plusieurs centaines d'élèves et de membres du personnel avaient été kidnappés à l'internat mixte St. Mary situé dans le village reculé de Papiri, dans l'Etat du Niger (centre-nord), alors que le Nigeria subissait une vague d'enlèvements massifs rappelant le tristement célèbre enlèvement de près de 300 lycéennes par Boko Haram à Chibok en 2014.
A une insurrection jihadiste active depuis 2009 dans le nord-est du pays sont venues s'ajouter ces dernières années dans le nord-ouest et le centre de ce pays d'Afrique de l'Ouest les attaques, pillages et enlèvements perpétrés par des bandits, aux mobiles plus financiers qu'idéologiques.
315 élèves enlevés
Le nombre exact de personnes enlevées et de celles qui restent en captivité reste flou depuis l'attaque contre l'école. L'Association chrétienne du Nigeria (CAN) a indiqué que 315 élèves et membres du personnel avaient été enlevés. Une cinquantaine d'entre eux avait pu, peu après, échapper à leurs ravisseurs.
Après la libération d'une centaine d'élèves le 7 décembre, quelque 165 personnes manquaient toujours à l'appel, selon les chiffres fournis par le diocèse auquel appartient l'école St. Mary. Mais le président Bola Tinubu avait de son côté fait état de 115 personnes encore aux mains des ravisseurs.
L'identité des ravisseurs n'a pas été dévoilée et aucune information sur les modalités de la libération des enfants n'a été rendue publique. Les enlèvements de masse sont fréquents au Nigeria, la plupart perpétrés par des gangs criminels, appelés « bandits », en quête de rançons.
Cette recrudescence des kidnappings a poussé le président Bola Tinubu à déclarer fin novembre l'état d'urgence sécuritaire national et à ordonner le recrutement de policiers et de militaires pour lutter contre les groupes armés. Pays le plus peuplé d'Afrique, fort de 230 millions d'habitants, le Nigeria est presque également divisé entre un nord majoritairement musulman et un sud principalement chrétien et est confronté à une situation sécuritaire très dégradée.
Cette vague d'enlèvements est aussi intervenue sur fond de déclarations du président américain Donald Trump sur une prétendue persécution ciblée des chrétiens du Nigeria par des « terroristes islamistes », un phénomène que démentent Abuja et des experts indépendants. Les attaques au Nigeria visent et tuent aussi bien chrétiens que musulmans, souvent sans distinction.


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